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lundi 29 juillet 2013

Observer la terre en haute définition

Le parc national Egmont, en Nouvelle-Zélande Photo : NASA

Une entreprise canadienne s'apprête à implanter une nouvelle technologie sur la Station spatiale internationale. Il s'agit de deux caméras qui permettront à des agences - mais aussi à des citoyens - d'observer la terre de plus près et en haute définition.

Le reportage de Stéphanie Fillion

What Space Smells Like

According to many astronauts, space smells like metal and fuel. Others say they've picked up notes of grilled meats. When wondering about the smell of space, who better to consult than an astronaut?

vendredi 26 juillet 2013

Stress enseignant : comment bien décompresser cet été

Confrontés quo­ti­dien­ne­ment aux ten­sions, les ensei­gnants sont en pre­mière ligne face au risque de burn-out. Comment se pré­mu­nir et se res­sour­cer pen­dant les vacances ? Entretien avec Violetta Wowczak, sophro­logue à Paris (9e) et consul­tante en milieu scolaire.

Les ensei­gnants sont-ils plus expo­sés au stress que d'autres professionnels ?

La pro­fes­sion d'enseignant pré­sente un risque élevé de stress, spé­cia­le­ment pour les 30–40 ans, de la même manière que des métiers comme méde­cin ou poli­cier. Le métier de pro­fes­seur est com­plexe dans la mesure où il faut à la fois ins­truire et éduquer, dans une rela­tion tri­an­gu­laire : élèves, parents et hié­rar­chie. Chaque ensei­gnant est sou­mis à une mul­ti­tude de remises en ques­tion : on l'évalue, on attend de lui des résul­tats et il se trouve face à une absence de recon­nais­sance du grand public. L'idée per­siste qu'il s'agit d'une caste de pri­vi­lé­giés. Résultat : l'enseignant se retrouve en pos­ture d'autodéfense. On consi­dère, à tort, que c'est un métier facile alors qu'il s'agit d'un tra­vail intel­lec­tuel et phy­sique. Les ensei­gnants du 1er et du 2nd degrés vont d'ailleurs être davan­tage sou­mis au stress que leurs col­lègues de l'enseignement supé­rieur. D'autant plus que l'environnement sco­laire change et qu'il y a un sen­ti­ment de défiance gran­dis­sant à l'égard de l'institution.

Quelles sont les mani­fes­ta­tions de ce stress ? Quels signes doivent inquiéter ?

On peut les clas­ser dans trois groupes. Il y a d'abord les signes phy­sio­lo­giques : migraines, mal de dos, perte de poids, hyper­ten­sion arté­rielle, pro­blèmes gastro-intestinaux... Quand en octobre, on se sent déjà très fati­gué c'est qu'il y a un pro­blème. Le stress a aussi des mani­fes­ta­tions psy­cho­lo­giques : lorsque l'on se sent sub­mergé par les copies à cor­ri­ger ou les docu­ments admi­nis­tra­tifs à rem­plir. Le sen­ti­ment de culpa­bi­lité face à son inca­pa­cité à gérer la situa­tion est aussi un mar­queur du stress. En clair, on baisse les bras, on se sent seul et sou­vent infé­rieur. Le stress se res­sent aussi sur les com­por­te­ments sociaux : on est tou­jours irri­table ou de mau­vaise humeur, on cri­tique sans arrêt sa famille et ses amis. Et à l'école on devient très auto­ri­taire, on n'est plus ouvert à la moindre proposition.

Comment évacuer son stress pen­dant l'été ?

Pendant les grandes vacances, l'enseignant va retrou­ver sa liberté. Mais j'insiste : pour ne pas arri­ver à la crise dépres­sive ou au burn-out, il est cru­cial d'écouter son corps et de se prendre en main toute l'année ! Faute de quoi, l'été ne sera qu'une paren­thèse enchan­tée et les pro­blèmes res­sur­gi­ront à la ren­trée. Trop d'enseignants consultent d'ailleurs parce qu'ils se sentent épui­sés phy­si­que­ment et mora­le­ment. C'est qu'il est déjà trop tard et qu'ils n'ont pas su anti­ci­per.
Je pré­co­nise donc de tra­vailler durant l'été sur la pen­sée posi­tive. La pre­mière chose pour aller mieux c'est de renouer avec son corps. Pour le res­sen­tir, je conseille de faire du sport, de la marche, de la relaxa­tion ou de la sophro­lo­gie. Il faut veiller à faire plai­sir aux cinq sens : écou­ter la nature, la musique que l'on aime, bien man­ger, renouer le contact avec ses amis, rede­ve­nir insou­ciant. Le plai­sir intel­lec­tuel peut être recher­ché, à condi­tion de décon­nec­ter avec son métier : il ne faut sur­tout pas lire en se disant que ça pourra ser­vir pour l'année pro­chaine ! Sinon on reste condi­tionné dans son tra­vail et la cou­pure n'a pas lieu. Pendant les vacances, les ensei­gnants doivent renouer fer­me­ment avec l'instant présent.

Quels exer­cices pratiquer ?

Ils sont nom­breux et très simples : il suf­fit, par exemple, de s'installer dans un endroit calme, de prendre une grande ins­pi­ra­tion en fer­mant les yeux puis d'expirer pro­gres­si­ve­ment comme si l'on souf­flait dans une paille. A la fin de cette expi­ra­tion, on ouvre les yeux et on revient à une res­pi­ra­tion nor­male en obser­vant son envi­ron­ne­ment immé­diat comme si on le voyait pour la pre­mière fois. Il s'agit alors de se concen­trer sur les sen­sa­tions qui par­courent notre corps. Il faut res­ter dans l'instantané, sans analyser.

Charles Centofanti

Eviter la noyade dans l'océan d'Internet

Internet est une incroyable source d'informations, utile à tout un chacun dans ses activités tant scolaires, académiques, professionnelles et qu’extraprofessionnelles. Cependant, qui n’a jamais cherché sans trouver des informations sur la toile ? Et pourtant, presque tout y est. Problèmes de méthodologie de recherche ? Absence avérée de contenus de qualité peut-être? Comment obtenir des résultats de recherche probants? Voilà bien des questions que l’on se pose régulièrement et auxquelles cet article tentera d’apporter des réponses.

Rechercher des informations en ligne : une véritable épreuve parfois

Il est facile de chercher un élément parmi cinq : soit il est là et vous le voyez immédiatement, soit il n'y est pas et vous le constatez immédiatement aussi. L'incertitude croît à mesure que le nombre d'éléments grandit : comment savoir alors si l'on cherche mal, pas où il faut, pas avec le bon outil... ou si, tout simplement, ce que nous cherchons est absent ? Vraiment, il y a là de quoi se perdre.

Une affaire de méthodologie…

Trouver des informations sur Internet est un exercice qui, comme toute chose un tant soit peu complexe, requiert un minimum d’apprentissage.

Catherine Leloup, dans Rechercher sur Internet : une gageure ?, l’affirmait déjà en 1999 : l’un des paradoxes majeurs du web est que « L’utilisateur ne trouve souvent rien, même s’il existe des informations pertinentes par rapport à sa recherche, pour de multiples raisons liées au contenu de l’information et au fonctionnement des sites Web et des outils de recherche». Car, comme le souligne Culturepc.com : « La plus grande erreur commise par 90% des Internautes consiste à se ruer sur un moteur de recherche, taper quelques mots et visiter les 10 premiers sites proposés dans la page de résultats.». Or, lors d’une requête, dans un moteur de recherche par exemple, divers paramètres entrent en jeu et doivent être pris en compte.

…ou un problème de qualité et disponibilité des contenus

Etant donné que « Internet ne permet pas uniquement la publication de documents … le corollaire en est évidemment que, à l’issue de la recherche, un utilisateur peut retrouver soit des bouts d’informations qu’il lui appartiendra d’exploiter en naviguant sur le site qui les stocke, soit des types d’informations qui ne correspondent absolument pas à ce qu’il cherche», insiste Catherine Leloup. S’assurer de l’existence de ressources fiables sur l’objet de la requête ne saurait donc suffire. Puisque, quand bien même elles existent, d’autres facteurs doivent être pris en compte lors de la formulation de la requête.

Des astuces pour trouver de bonnes informations en ligne

Conscients de la place de choix qu’occupe Internet dans les processus de recherche-apprentissage, de plus en plus d’institutions académiques proposent des cours de méthodologie de la recherche d’informations en ligne.

A travers 4 modules en vidéo, le service des bibliothèques de l’université de Pau et des pays de l’Adour propose des tutoriels visant à aider les étudiants dans leur recherche documentaire. De la préparation de sa recherche à la mention d’une ressource dans un travail académique, en passant par l’évaluation de l’information trouvée et les règles pour bien chercher, ces tutoriels livrent de nombreuses astuces qui feront de vous des as de la recherche d’informations en bibliothèque et en ligne, maîtrisant tout ce qu’il faut savoir pour mieux recueillir, traiter et diffuser de l'information. Ces 4 modules visent à aider l'étudiant qui prépare le C2I de niveau 1, et plus précisément son domaine D4, "Organiser la recherche d'informations à l'ère du numérique". Au passage, on se demande bien pourquoi il semble utile de préciser "à l'ère du numérique", sachant qu'aucun étudiant n'a le pouvoir d'organiser la recherche d'informations à une autre ère que celle dans laquelle il vit. Mais passons.

Plus fondamentalement, ces modules fournissent une méthodologie de recherche rigoureuse et sérieuse, mais qui passe complètement sous silence les nouveaux outils qui facilitent considérablement la recherche d'informations et la mise en place d'uns démarche de veille. nous parlons là des outils de curation et de bookmarking social, utilisés par des personnes qui effectuent une sélection sur un ou plusieurs sujets de prédilection. Consulter régulièrement les comptes de quelsues curateurs sur Diigo ou Scoop It par exemple, permet de gagner un temps précieux par rapport à une recherche que l'on démarre de zéro dans un moteur de recherche.

Abondant dans le même sens, l’Unité Régionale de Formation à l’Information Scientifique et Technique de l’Université de Bordeaux, à travers cette présentation de Paul-Henri Dumas intitulée De la recherche d’informations à la veille sur Internet : méthodes et outils, livre quelques clés indispensables à toute personne se lançant dans la recherche d’informations en ligne. L'auteur fournit des informations récentes et approfondit bien les multiples services proposés par Google.

Les services de recherche et de sélection d'informations se multiplient sur Internet, mais la somme de ressources croît encore plus vite. Alors, mieux vaut s'armer d'une bonne bouée pour ne pas se noyer dans cet océan d'information.

Références :

1. Leloup, Cathérine : « Rechercher sur Internet : une gageure ? », in Internet au quotidien : rechercher, dossier CNDP, octobre 1999. Lien (pdf) : https://www.google.cm/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=6&cad=rja&ved=0CFoQFjAF&url=http%3A%2F%2Fwww.cndp.fr%2Farchivage%2Fvalid%2F8956%2F8956-844-891.pdf&ei=sZrrUd6YGIaHhQfsi4CwAg&usg=AFQjCNEqUMM0A6nITFDDR2ZDrXD04jOBRg&bvm=bv.49478099,d.bGE

2. Université de Pau et des pays de l’Adour [en ligne] lien : http://bibliotheques.univ-pau.fr/live/formation (consulté le 21 juillet 2013)

3. Dumas, Paul-Henri, « De la recherche d’informations à la veille sur Internet : méthodes et outils » (pdf), Université de Bordeaux, URFIST, publié le 12 juin 2013, lien :http://weburfist.univbordeaux.fr/wp-content/uploads/2013/07/De-la-recherche-dinformations-%C3%A0-la-veille-2013.pdf


Créé le mardi 23 juillet 2013

Thotcursus

Technologies et éducation : retour sur un vieux couple...


Replacer le couple technologies/éducation dans une perspective diachronique est un exercice nécessaire pour prendre la mesure de ce que peut encore signifier la notion de nouveauté et son intrication avec l’idée de modernité qui ne va pas toujours de soi, loin de là. Pour s’en rendre compte, il suffit de mettre en relation cette histoire avec certains outils ou dispositifs récents. Il permet aussi de constater à quel point la question de la technologie en éducation est imprégnée d’enjeux sociétaux, économiques et politiques forts. Enfin, on peut également noter que chaque grande étape du développement des technologies dans le monde éducatif remet en question l’organisation même du système et repousse un peu plus à chaque fois les murs des institutions éducatives telles qu’elles ont été pensées au XIXè siècle.
  • Années 1960 : médias audiovisuels, télévision éducative et télé-enseignement
Radio, télévision scolaire et film pédagogique poussent à une réflexion autour de l’image fixe et animée mais aussi sur les médias grands publics et leurs impacts sur l’apprentissage en dehors de l’institution. L’enregistrement par vidéo d’une activité d’une personne et le visionnement à posteriori pose également les bases de l’autoscopie. L’usage intensif de la vidéo comme outil de formation est encore largement répandu comme dans les cMOOCs des grandes universités américaines surCoursera ou encore la plate-forme NéoPass@ction destinée aux enseignants.
  • Années 1970 : informatique et enseignement programmé, enseignement assisté par ordinateur (EAO) et enseignement à distance (EAD)
C’est le temps de la montée en puissance des travaux débutés par Skinner dès les années 1950 : le but est d’optimiser les capacités de répétition et de renforcement offertes par l’ordinateur. De l’émission Dora aux applications dites éducatives pour tablettes, cette approche pédagogique est elle aussi encore largement répandue aujourd’hui. La notion d’auto-instruction apparaît également à cette époque mais c’est surtout l’accès du grand public à la micro-informatique qui va bouleverser la donne. Elle fait d’ailleurs sont entrée comme discipline scolaire dans le secondaire à cette même époque.
  • Années 1980 : multimédia, nouvelles technologies et formation à distance (FAD)
L’ouvrage de Papert sur le système LOGO en 1981 et le Plan informatique pour tous (IPT, 1985) marquent une rupture quant à la prise de conscience du potentiel et des limites de l’outil informatique pour l’apprentissage. Apprendre à programmer et la programmation pour apprendre se retrouve aujourd’hui autour des eduhackers qui véhiculent l’idée que le code informatique serait la nouvelle base commune des lettrés de demain. Parallèlement, la réflexion autour du champ de l’information et de la communication fait son chemin et la notion de formation remplace peu à peu celui d’enseignement dans les travaux de recherche selon B. Albero (2004).
  • Années 1990 : hypermédias, technologies de l’information et de la communication (TIC) pour l’éducation (TICE), formation ouverte et à distance (FOAD)
Trois courants de recherche se structurent : l’un autour des questions techniques, l’autre deslangages et le dernier autour des usages. Le micro-ordinateur pose alors déjà la question del’ouverture, de la flexibilité, de la distance et de l’individualisation. Le centre d’intérêt des chercheurs se déplace de l’activité d’enseignement "assisté" à une focale plus centrée sur la "facilitation" des apprentissages grâce aux technologies. C’est aussi à ce moment que se développe la notion de "dispositif" de formation. Les acteurs du système éducatif français actuel sont encore largement imprégnés par les structures élaborés à cette époque, d’où la difficulté récurrente à tenir compte du bouleversement que vont opérer l’accès à internet et la mobilité à partir des années 2000.
  • Années 2000 : espaces numériques de travail, campus numérique, mondes virtuels, technologies usuelles de l’information et de la communication (TUIC)
Le web bouleverse déjà les travaux scientifiques en terme de quantité, d’hétérogénéité, de réalisation et de diffusion. Les technologies émergentes de l’époque tendent à se structurer autour des notion devirtuel, de campus ou encore d’environnement. On constate également que la formation à distance se centre davantage sur des approches pédagogiques basés sur le collaboratif, le coopératif ou encore la place du tutorat. Le système éducatif tient compte de ces avancées en créant le B2ien décembre 2000 qui met l’accent sur une approche basée sur les compétences que doivent développer les élèves face à ces technologies.
  • Années 2010 : numérique éducatif, web 2.0, médias sociaux, cours en ligne massivement ouverts (MOOCs)
Enfin, bien que le recul critique nous manque pour mettre en lumière quelles seront les grandes tendances des années 2010, on peut d’ores et déjà émettre quelques hypothèses à partir des sujets récents. On peut en effet noter la volonté des acteurs d’intégrer et de mettre en relation ces technologies au service "d’écosystèmes" tournés vers l’apprentissage. Les notions d’ouverture et demobilité permettent de poursuivre la réflexion autour des temps et des espaces de l’apprentissage dans notre société. Les frontières entre éducation, formation et travail sont de plus en plus poreuses, de même que les relations entre enseignant, apprenant et savoirs.

Technologies et éducation forment donc un couple d’une bonne cinquantaine d’années qui ne prend pas une ride, au contraire, mais qui radote souvent. Leur relation est tumultueuse, marquée par des influences nombreuses et complexes. Tout l’enjeu est de tenir compte de cette longue histoire et d’éviter l’amnésie collective récurrente pour passer de la "nouveauté" technologique à une véritable "modernité" pédagogique.

parJeff Tavernier(son site)

Jeunes diplômés : les stages, un grand pas vers le premier emploi

Après leur diplômation, les jeunes diplômés recherchent… un emploi. Certains le trouvent avant même leur sortie d'école, et d'autres ont plus de soucis. Retour sur la recherche du premier emploi des jeunes diplômés d'écoles d'ingénieurs et de management, en se basant sur le dernier rapport de la Conférence des Grandes Ecoles (CGE).

C'est décidément un rapport très instructif qu'a dévoilé la Conférence des Grandes Ecoles (CGE) sur l'insertion des jeunes diplômés ! Le rapport recèle en effet de données, tant sur les salaires des jeunes diplômés que sur les inégalités, notamment en matière d'inégalités hommes-femmes. Mais il évoque également le parcours de ces jeunes diplômés de grandes écoles pour trouver un emploi. Des données qui viennent confirmer le fait que les stages et l'alternance sont un véritable tremplin pour l'emploi.

Peu de changements sur le long terme

Le taux net d'emploi est, certes, moins bon en 2013 qu'en 2012 (80 % contre 85 % environ). Mais, sur le long terme, ce taux n'a cessé de fluctuer, mêlant bonnes et moins bonnes années. Ainsi, en 2004, le taux net d'emploi était à son plus bas, atteignant la barre des 70 %. Et ceux de 2003, 2004, 2005, 2006 et 2010 sont inférieurs au taux de 2013. Pas de panique, donc, si la courbe baisse légèrement depuis l'an dernier, surtout en période de crise…

De même, si en 2013, le nombre d'élèves ayant signé un contrat avant la sortie de l'école est moindre qu'en 2012, il a retrouvé son niveau de 2011. Là encore, ces élèves sont plus nombreux cette année qu'en 2003, 2004, 2005, 2006 et 2010.

Les stages comme tremplins

Pour accéder à un premier emploi, de nombreux moyens sont disponibles pour les élèves. Mais ce sont les stages et l'alternance qui font office de véritables tremplins pour les jeunes diplômés des grandes écoles. En effet, "40 % des emplois trouvés mentionnent l'un de ces stages" (stage de césure, de fin d'étude ou alternance), précise le rapport, avec un taux qui s'élève en réalité de 42,2 %.

Un taux en hausse, puisqu'il était de 35,7 % en 2012. Cette tendance s'observe d'ailleurs tant chez les hommes que chez les femmes : en 2013, 42,3 % des hommes avaient obtenu leur première embauche à la suite d'un stage de ce type. Les femmes étaient, elles, 42 %.

Orientations
Mis en ligne le Vendredi 26 Juillet 2013

NASA: des nouvelles images du soleil grâce au télescope IRIS

Le mois dernier, la NASA a lancé dans l’espace un nouveau télescope – IRIS – pour étudier le soleil. Les premières images rapportées par IRIS ont été dévoilées jeudi sur le site de l'agence spatiale. Des images magnifiques mais surtout d’une netteté sans précédent.

"Le résultat est impressionnant", se réjouit la NASA sur son site internet. "Les images sont claires et nettes. Elles dévoilent des détails sans précédent dans cette région peu observée."

Il y a un mois, la NASA envoyait un télescope dans l'espace pour étudier la basse atmosphère du soleil, une région encore méconnue.

"Nous espérons que ces images magnifiques vont nous aider à comprendre comment la basse atmosphère pourrait entraîner une série d’événements autour du soleil", explique Adrian Daw, scientifique de la mission IRIS.

"Il va y avoir beaucoup de travailler pour essayer de comprendre ce que ces images nous dévoilent, mais la qualité des données va nous faciliter la tâche", ajoute Alan Title, chercheur au laboratoire de Palo Alto.

Retrouvez ci-dessous la vidéo dévoilée par la NASA.

À quelle distance sont les étoiles ?

Photomontage. Crédit : Nasa/C&E Photos et 
D. De Martin/DSS2/ESO/C&E Photos
Dans son numéro d'août 2013, Ciel & Espace se penche sur la question centrale de l'astronomie : la vraie distance des étoiles. La sonde européenne Gaia sera lancée à l'automne pour y répondre, et c'est aussi le thème des 23es Nuits des étoiles des 9, 10 et 11 août 2013 !

La lumière, une machine à remonter le temps

Les 6000 étoiles visibles à l'œil nu semblent épinglées sur le ciel. Et les Anciens, longtemps, les virent comme des luminaires tout proches, les frontières d'un monde clos. Mais nous savons aujourd'hui qu'il s'agit de soleils très lointains.

L'étoile Proxima du Centaure, notre première voisine, est 270 000 fois plus éloignée de la Terre que ne l'est le Soleil. À la vitesse de 300 000 km/s, sa lumière met quatre ans et quatre mois à nous parvenir. Nous la voyons donc telle qu'elle était il y a quatre ans et quatre mois.

Les autres étoiles sont encore plus lointaines. La carte du ciel que nous publions dans le numéro d'août de Ciel & Espace donne les distances de quelques astres visibles à l'œil nu. Certaines sont si lointaines que la lumière qui nous parvient d'elles a été émise il y a plusieurs milliers d'années !

Les 23es Nuits des étoiles (#NDE2013 sur Facebook et Twitter), organisées partout en France les 9, 10 et 11 août 2013, sont un moment privilégié pour découvrir ces astres.

Aux jumelles, vous pourrez même contempler des galaxies telles qu'elles étaient il y a plusieurs millions d'années. Si vous souhaitez vous en procurer une paire, faites le bon choix en vous reportant à la série de tests publiée dans lesnuméros de juillet et août de Ciel & Espace, tous deux en kiosque jusqu'à fin août.

Un cartographe pour la Voie lactée

Même si les astronomes ont fait de grands progrès dans l'exploration de la troisième dimension de l'Univers (la profondeur), ils connaissent avec une bonne précision la distance de seulement 120 000 étoiles, alors que notre Galaxie en compte plusieurs centaines de milliards.

La sonde Gaia doit être lancée à l'automne pour porter ce chiffre à un milliard. Pour en savoir plus sur cette nouvelle mission européenne, lisez notre dossier dans le numéro d'août de Ciel & Espace et écoutez notre série de trois podcasts sur Ciel & Espace Radio.

David Fossé, le 25 juillet 2013

http://www.cieletespace.fr/node/10721

Baptême du feu réussi pour Galileo

Un test de positionnement réussi vient d'être effectué à l'aide des premiers satellites du futur GPS Européen.

Vue d'artiste des satellites qui composent la constellation Galileo ESA

RÉUSSI. C'était son premier test en conditions réelles. Mercredi 24 juillet, au centre de contrôle de Galileo, dans la ville de Fucino en Italie, le futur système de positionnement par GPS Européen a fait la démonstration de son efficacité.

Pour ce faire, les quatre satellites en orbite qui composent actuellement Galileo ont été mis à contribution. En effet, il faut au minimum 4 satellites pour effectuer un positionnement en trois dimensions (longitude, latitude et altitude). Les deux premiers ont été lancés en octobre 2011 et les deux suivants en octobre 2012.

Présentation du système GPS Européen par l'ESA (en anglais)

Actuellement, avec seulement 4 satellites dans les airs, la constellation ne permet un positionnement que pendant 3 ou 4 heures par jour. Mais les futurs lancements de satellite pallieront ce manque jusqu’à l’établissement d’une couverture permanente.

Une constellation qui comportera 30 satellites

Ces relevés de longitude, de latitude et d'altitude que nous sommes parvenus à effectuer constituent une preuve concrète de l'efficacité de Galileo, se félicite la Commission Europénne dans un communiqué. "C'est un grand pas vers le début de la mise en service d'ici octobre 2014" y précise Antonio Tajani, Vice président de la Commission Européenne.

À terme, la constellation Galileo devrait comporter trente satellites, et fournir un positionnement par satellite plus précis que le signal GPS actuel. En Europe notamment au dessus de laquelle les satellites seront positionnés de manière à fournir une meilleure couverture du signal. Ce GPS Européen, sous contrôle civil (et non militaire comme le GPS américain que nous utilisons actuellement) pourra fonctionner en complément du GPS traditionnel, ainsi qu’avec le système de positionnement Russe Glonass.

ÉCONOMIE. "D'après certaines études de marché, on estime qu'en 2009, 6 à 7% du PIB de l'Europe (soit 800 milliards d'euros) dépendent de la navigation par satellite, aujourd'hui fournie par les États-Unis. Et cette dépendance s'accroit chaque jour un peu plus. Avec Galileo, l'Europe pourra exploiter les possibilités du GPS à une plus grande échelle", précise la Commission Européenne dans un autre communiqué.

Erwan Lecomte, Sciences et Avenir, 25/07/2013

http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/espace/20130725.OBS1047/bapteme-du-feu-reussi-pour-galileo.html?xtor=RSS-18

jeudi 25 juillet 2013

Le référentiel de compétences des enseignants

La liste des compétences que les professeurs, professeurs documentalistes et conseillers principaux d'éducation doivent maîtriser pour l'exercice de leur métier est publiée au Bulletin officiel du 25 juillet 2013.

Ce référentiel de compétences a plusieurs objectifs :
  • affirmer que tous les personnels concourent à des objectifs communs et peuvent se référer à la culture commune de leur profession
  • reconnaître la spécificité des métiers du professorat et de l'éducation, dans leur contexte d'exercice
  • identifier les compétences professionnelles attendues. Celles-ci s'acquièrent et s'approfondissent dès la formation initiale et se poursuivent tout au long de la carrière par l'expérience professionnelle et l'apport de la formation continue

Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, acteurs du service public d'éducation
Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, pédagogues et éducateurs au service de la réussite de tous les élèves
Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, acteurs de la communauté éducative
Compétences communes à tous les professeurs, professionnels porteurs de savoirs et d'une culture commune
Compétences communes à tous les professeurs, praticiens experts des apprentissages
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, enseignants et maîtres d'œuvre de l'acquisition par tous les élèves d'une culture de l'information et des médias
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, maîtres d'œuvre de l'organisation des ressources pédagogiques de l'établissement et de leur mise à disposition
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, acteurs de l'ouverture de l'établissement sur son environnement éducatif, culturel et professionnel
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, conseillers de l'ensemble de la communauté éducative et animateurs de la politique éducative de l'établissement
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, accompagnateurs du parcours de formation des élèves
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, acteurs de la communauté éducative

Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, acteurs du service public d'éducation
  • Faire partager les valeurs de la République
  • Inscrire son action dans le cadre des principes fondamentaux du système éducatif et dans le cadre réglementaire de l'école
Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, pédagogues et éducateurs au service de la réussite de tous les élèves
  • Connaître les élèves et les processus d'apprentissage
  • Prendre en compte la diversité des élèves
  • Accompagner les élèves dans leur parcours de formation
  • Agir en éducateur responsable et selon des principes éthiques
  • Maîtriser la langue française à des fins de communication
  • Utiliser une langue vivante étrangère dans les situations exigées par son métier
  • Intégrer les éléments de la culture numérique nécessaires à l'exercice de son métier
Compétences communes à tous les professeurs et les personnels d'éducation, acteurs de la communauté éducative
  • Coopérer au sein d'une équipe
  • Contribuer à l'action de la communauté éducative
  • Coopérer avec les parents d'élèves
  • Coopérer avec les partenaires de l'école
  • S'engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel
Compétences communes à tous les professeurs, professionnels porteurs de savoirs et d'une culture commune
  • Maîtriser les savoirs disciplinaires et leur didactique
  • Maîtriser la langue française dans le cadre de son enseignement
Compétences communes à tous les professeurs, praticiens experts des apprentissages
  • Construire, mettre en œuvre et animer des situations d'enseignement et d'apprentissage prenant en compte la diversité des élèves
  • Organiser et assurer un mode de fonctionnement du groupe favorisant l'apprentissage et la socialisation des élèves
  • Évaluer les progrès et les acquisitions des élèves
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, enseignants et maîtres d'œuvre de l'acquisition par tous les élèves d'une culture de l'information et des médias
  • Maîtriser les connaissances et les compétences propres à l'éducation aux médias et à l'information
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, maîtres d'œuvre de l'organisation des ressources pédagogiques de l'établissement et de leur mise à disposition
  • Mettre en œuvre la politique documentaire de l'établissement qu'il contribue à définir
  • Assurer la responsabilité du centre de ressources et de la diffusion de l'information au sein de l'établissement
Compétences spécifiques aux professeurs documentalistes, acteurs de l'ouverture de l'établissement sur son environnement éducatif, culturel et professionnel
  • Contribuer à l'ouverture de l'établissement scolaire sur l'environnement éducatif, culturel et professionnel, local et régional, national, européen et international
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, conseillers de l'ensemble de la communauté éducative et animateurs de la politique éducative de l'établissement
  • Organiser les conditions de vie des élèves dans l'établissement, leur sécurité, la qualité de l'organisation matérielle et la gestion du temps
  • Garantir, en lien avec les autres personnels, le respect des règles de vie et de droit dans l'établissement
  • Impulser et coordonner le volet éducatif du projet d'établissement
  • Assurer la responsabilité de l'organisation et de l'animation de l'équipe de vie scolaire
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, accompagnateurs du parcours de formation des élèves
  • Accompagner le parcours de l'élève sur les plans pédagogique et éducatif
  • Accompagner les élèves, notamment dans leur formation à une citoyenneté participative
  • Participer à la construction des parcours des élèves
Compétences spécifiques aux conseillers principaux d'éducation, acteurs de la communauté éducative
  • Travailler dans une équipe pédagogique

Référentiel des compétences professionnelles des métiers du professorat et de l'éducation

25/07/2013

Le pivot, une étape nécessaire pour les startups ?




Dans un marché plus que concurrentiel, quel choix reste-t-il aux startups pour se différencier ? Peut être tout simplement écouter celui-ci, et “pivoter” en fonction.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, 93% des entreprises qui ont réussi ont dû à un moment donné abandonner leur stratégie initiale, conclut le professeur Amar Bhideau de l’université d’Harvard dans son livre Origin and Evolution of New Business.« Cela nous apprend qu’en terme d’entrepreunariat, il ne s’agit pas tant de prendre la bonne décision que de prendre toutes les mauvaises suffisamment rapidement », commente Oussama Ammar, co-fondateur et Partner de The Family. D’où l’intérêt pour une startup de maîtriser l’art du « pivot », c’est-à-dire changer de business model tout en conservant une partie de ses actifs, de son savoir-faire, de son image. Une notion du « business model » qui ne se cantonne toutefois pas à la simple manière de gagner de l’argent, mais englobe de multiples aspects, de la prévision à la chaîne de valeur en passant par la façon dont on sert les clients.

La vision au centre du pivot

Ainsi, à l’image d’un joueur de basket-ball qui effectue un mouvement de rotation tout en gardant l’un de ses pieds rivés au sol, « une startup doit s’appuyer sur une vision à long terme pour effectuer des changements » remarque Romain David, co-fondateur de Wisembly, une plateforme interactive permettant l’échange entre la salle et l’intervenant lors d’une réunion. La startup a dû en effet opter pour le marché de séminaires et de la formation après avoir débuté dans le marché évènementiel. « Parce que cela nous permet de mieux atteindre notre but : rendre les gens plus intelligents quand ils se réunissent. » note Romain. De surcroît, il est essentiel pour les entrepreneurs de rester vigilant vis-à-vis de nouvelles tendances qui se dégagent progressivement dans leur écosystème d’opération. « Là encore, l’enjeu est de faire la différence entre les tendances pérennes et les phénomènes éphémères » souligne Benjamin Hardy, co-fondateur de Kawet. Pour leur part, les fondateurs de Kawet sont passé d’un produit pour une cible large à une offre 100% BtoB, «car on a senti que le besoin grandissant de la démocratisation de l’application dans l’entreprise représentait un marché à prendre» ajoute-il. Si les résultats financiers ont conforté l’hypothèse de Kawet, le pivot a permis à Wisembly, quant à lui, de réussir les défis du passage à l’échelle.

Les démarches nécessaires autour du pivot

Le pivot, c’est aussi la remise en question de toute la boîte. « Il faut que tous les collaborateurs comprennent les raisons de ce changement et que les forces ne se divergent pas » commente Benjamin. Un objectif difficile à atteindre surtout pour les grandes équipes selon Oussama Ammar : « je conseille aux fondateurs de plutôt en parler avec tout le monde, d’en discuter avec certains et de décider tout seul». Et, une fois la décision prise, c’est tout un ensemble de changements à opérer, les produits, les stratégies commerciales, la réorganisation de l’équipe, les noms de l’entreprise, etc. Pour Wisembly, le fait de s’ouvrir aux nouveaux marchés a fait évoluer leur modèle économique. « Avant on facturait à la prestation, maintenant on propose des abonnements » précise Romain. Quant à l’équipe de Kawet, ils ont repensé aux fonctionnalités pour mieux s’adapter aux besoins des entreprises « plutôt d’ajouter des icônes de Facebook on a mis l’accent sur la sécurité » renchérit Benjamin. Enfin, le changement de nom semble évident pour les deux équipes, car cela permet aux clients d’avoir une meilleure idée de ce qu’ils font désormais.

Par Ruolin Yang 25 juillet 2013

CHAOS : une aventure mathématique


 CHAOS est un film mathématique constitué de neuf chapitres de treize minutes chacun. Il s’agit d’un film tout public autour des systèmes dynamiques, de l’effet papillon et de la théorie du chaos. Tout comme DIMENSIONS, ce film est diffusé sous une licence Creative Commons et a été produit par Jos Leys, Étienne Ghys et Aurélien Alvarez. CHAOS est disponible dans un large choix de langues et de sous-titres.





Vous y trouverez :

Chaos I : Panta Rhei

La Science peut-elle nous aider à prédire l’avenir ? Formulé par Laplace, le déterminisme a longtemps dominé la pensée scientifique.

Chaos II : La course des legos

Avec le calcul différentiel et intégral, Newton met au point une boule de cristal incroyablement efficace pour prédire l’avenir.

Chaos III : La pomme et la lune

Pourquoi une pomme tombe du pommier alors que la Lune ne tombe pas sur la Terre ? C’est la question que se pose Newton dès l’âge de 17 ans.

Chaos IV : La balançoire

L’idée que les mouvements finissent toujours par se stabiliser, en s’arrêtant ou oscillant périodiquement, a longtemps dominé la Science.

Chaos V : Le taureau de Duhem

Comprendre le mouvement des objets célestes, prévoir les collisions entre les planètes, prédire sa propre destinée... un très vieux rêve...

Chaos VI : Smale à Copacabana

Le fer à cheval : un exemple paradigmatique de système dynamique qui cherche à réduire le chaos à son expression la plus élémentaire.

Chaos VII : L’effet papillon

Prédictibilité : le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? Titre d’une conférence de Lorenz en 1972.

Chaos VIII : Le moulin de Lorenz

Face au problème de la sensibilité aux conditions initiales, Lorenz nous propose de recentrer nos ambitions autour de questions statistiques.

Chaos IX : La recherche aujourd’hui

Guidés par des conjectures précises formulées par Palis, les mathématiciens essaient de comprendre les champs de vecteurs en général.

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What Can You Do With a Cubesat?

Three small CubeSats are deployed from the International Space Station on October 4, 2012. Credit: NASA

We’ve had several articles recently cubesats — low-cost satellites that seem to be the wave of the future. As technology becomes miniaturized, this allows for inexpensive and quick-to-build satellites. Additionally, they can tag along on launches already scheduled for other things. All this enables students and smaller companies to send equipment and experiments into space.

But the people from DIY Space Exploration say don’t let the small size of a cubesat fool you. The types of missions Cubesats can perform may surprise you and they’re becoming the satellite of choice for anyone looking for a low cost quick response option.

If you visit the DIY Space Exploration website, they have tutorials on how you can put your own cubesat together, and lots of other information. They’ve also put together a great infograhic about what all you can do with a cubesat:

Why are We Driven to Explore?



Why do we explore? Is it the desire to break through boundaries, or to probe the perimeters of possibilities? With his lightning-fast mind, self-professed wonder junkie Jason Silva can quickly list all the great quotes about space exploration and why it is important for the human species to explore; and he does it in this new video from his “Shots of Awe” series on You Tube.

“Shots of Awe” are weekly three-minute videos with what Silva calls “inspired nuggets of techno-rapture,” that can provide a nudge to contemplate your life; whether it be to look at the complex systems of society, technology, or the beauty of nature and science.

by NANCY ATKINSON on JULY 23, 2013

Read more: http://www.universetoday.com/103662/new-video-why-are-we-driven-to-explore/#ixzz2a35ZYkjh

Réchauffement climatique : un modèle pour mieux évaluer les capacités locales d'absorption du CO2

zoom
Des chercheurs du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE), qui regroupe des chercheurs du CNRS et du CEA, ont pour la première fois réalisé une modélisation permettant d'évaluer par région, au niveau mondial, les capacités d'absorption du CO2.

Actuellement, les océans, les sols et les forêts, absorbent chaque année environ 54% (soit environ 16 gigatonnes) des émissions anthropiques de CO2 résultant de la déforestation et de la combustion de carbone fossile.

En l'absence de ces "puits de carbone", comme l'a montré Philippe Ciais dans de précédentes études, la concentration de CO2 dans l'atmosphère augmenterait deux fois plus vite que ce qui est observé en réalité. Mais, jusqu'alors, les calculs des contributions régionales ne prenaient pas en considération le rôle local de ces puits de carbone présents dans l’océan et les écosystèmes.

Le travail de modélisation effectué par ces chercheurs permet d'intégrer pour la première fois, la répartition région par région des émissions de CO2 et de leur évolution et tient compte de l'action régulatrice des écosystèmes régionaux, notamment des forêts tropicales d'Afrique, d'Amérique du Sud et d'Asie.

Comme le souligne Philippe Ciais, du Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE), ce nouveau modèle permet une véritable traçabilité du CO2 produit par les émissions fossiles et la déforestation des différentes régions, pour déterminer leur contribution à la croissance du CO2 dans l’atmosphère, en prenant en compte les puits de carbone dans les océans et sur terre.

Ces travaux confirment que depuis 1850, les pays développés sont responsables d'environ 80 % de l’augmentation des émissions anthropiques de CO2 dans l'atmosphère. Toutefois, depuis 2010, ce sont les pays en développement qui émettent plus de la moitié des émissions mondiales de CO2.

L'étude précise que plus de la moitié des émissions des pays africains et latino-américains depuis 1850 a été compensée par leurs propres puits de carbone.

En outre, ce modèle indique que les émissions de CO2 des pays industrialisés ont créé des puits supplémentaires dans les régions tropicales, représentant 13 ans d'émissions, au niveau actuel. L'ensemble des pays émergents , un système de compensation sous forme de "vases communicants, rend donc un service écologique et économique considérable au reste de la planète, grâce à ces puits de carbone.

Ces recherches pourraient avoir des conséquences politiques importantes en modifiant les clés d'allocations et de répartition entre états des efforts décidés au niveau international en matière de réduction globale des émissions de CO2.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NATURE

Mercredi, 24/07/2013 - 19:34

Quand la géothermie provoque des tremblements de terre

Une analyse des tremblements de terre autour de la région du champ géothermique de Salton Sea situé dans le sud de la Californie a montré une forte corrélation entre l'activité sismique et les opérations de production d'énergie géothermique, qui impliquent un pompage de fluides dans et hors du réservoir souterrain.

"Nous montrons que le taux de tremblement de terre dans la mer de Salton suit une combinaison du volume de fluide extrait du sol pour la production d'énergie et le volume d'eau injecté", a déclaré Emily Brodsky, géophysicienne à l'Université de Californie de Santa Cruz (UCSC), et auteure principale de l'étude.

"Les résultats montrent que nous pourrions être en mesure de prédire les tremblements de terre générés par les activités humaines. Pour ce faire, nous devons avoir une grande vision du système et considérer à la fois l'eau entrant et sortant de la terre", a ajouté E. Brodsky.

L'équipe qui a travaillé sur le projet, a étudié les sismographes des tremblements de terre dans la région de 1981 à 2012. Elle a comparé l'activité sismique avec des données de production de la centrale géothermique, y compris lors des phases d'injection et d'extraction de fluides.

Pendant la période d'exploitation géothermique - relativement faible - avant 1986, la fréquence de tremblements de terre était également faible dans la région. La sismicité s'est accrue alors que les opérations ont augmenté. Après 2001, à la fois les opérations géothermiques et de sismicité ont augmenté régulièrement.

Les chercheurs ont suivi l'évolution du pompage net au fil du temps par rapport à l'activité sismique. Ils ont développé une méthode statistique permettant de séparer les répliques, et de mesurer le "taux de base" des tremblements de terre dits primaires.

"Nous avons constaté une corrélation entre la sismicité et le pompage net", a expliqué E. Brodsky. "La corrélation s'est resserrée lorsque nous avons combiné toutes les informations que nous avions sur l'injection des fluides et de l'extraction nette. L'activité sismique est clairement pistée quand les changements s'opèrent sur le volume du liquide dans le sol."

[ Illustration article ]

La grande majorité des séismes induits sont de petites tailles, et la même chose est vraie des tremblements de terre en général. La question clé est de savoir si un plus grand tremblement de terre pourrait se produire dans la région. Le dernier séisme a ainsi atteint une magnitude 5,1 sur la période étudiée de 30 ans.

La proximité de la faille de San Andreas, est capable de déclencher des tremblements de terre extrêmement destructrices d'une magnitude 8, selon E. Brodsky : "L'emplacement du champ géothermique à l'extrémité sud de la faille de San Andreas reste préoccupante en raison de la possibilité de provoquer un tremblement de terre dommageable (...) il est difficile de tracer une ligne directe des effets du champ géothermique sur la faille de San Andreas, mais il semble plausible qu'ils puissent interagir".

Le champ géothermique de la mer de Salton est l'un des 4 champs géothermiques en exploitation dans la région.


Publié le 25/07/2013 à 08:30
© Enerzine.com

Test. Etes-vous fait pour être entrepreneur?

Aux Etats-Unis, la Small Business Administration (SBA) propose à tout candidat à la création d'entreprise un bref test d'aptitude au métier d'entrepreneur. Voici les 6 questions-clés à vous poser avant de foncer tête baissée dans l'aventure... Et vous éviter de faire fausse route si vous n'êtes pas fait pour le job!

Créée dès 1953 par le Congrès des Etats-Unis, la Small Business Administration (SBA) conseille, finance et aide les créateurs d'entreprise et les petits entrepreneurs. Elle a élaboré un questionnaire très simple pour tester sa vocation d'entrepreneur. DR






1. Etes-vous à l'aise à l'idée de prendre des risques?

L'entrepreneuriat implique de vivre avec l'incertitude. Fuyez-vous l'incertitude à tout prix dans votre vie ? Si oui alors la création d'entreprise n'est peut être pas la meilleure solution professionnelle pour vous. Si par contre vous aimez le frisson que procure la prise de risque calculé alors lancez-vous !
En gardant en tête qu'être votre propre patron signifie aussi que vous serez seul pour prendre les décisions difficiles.

2. Avez-vous le goût de l'indépendance?

Les entrepreneurs doivent prendre et assumer par eux mêmes de nombreuses décisions au quotidien. Si vous estimez que vous ne pouvez faire confiance à vos intuitions, et si vous ne craignez pas les refus, alors il y a des chances que pour le métier d'entrepreneur vous convienne.

3. Avez-vous des talents de persuasion?

Vous pouvez avoir l'idée la plus géniale au monde, si vous n'êtes pas capable de convaincre des clients, vos employés et vos partenaires éventuels, le métier d'entrepreneur risque d'être pour vous un trop gros challenge.
Si au contraire vous aimez parler en public, si vous savez engager la conversation facilement avec de nouvelles personnes, si vous savez bâtir des arguments convaincants et fondés, vous êtes en passe de faire de votre idée un succès.

4. Maîtrisez-vous l'art de la négociation?

Comme jeune entrepreneur qui démarre son business vous allez devoir négocier à peu près tout : depuis termes d'un contrat jusqu'au taux d'intérêt d'un prêt. De subtils talents de négociateurvont vous aider à économiser de l'argent et aider à faire décoller votre affaire facilement.

5. Êtes-vous créatif?

Êtes-vous doué pour trouver toujours des idées nouvelles ? Notamment quand surgissent des difficultés, savez-vous imaginer de nouvelles solutions ? Les entrepreneurs doivent être capables de penser de manière créative. Si vous êtes assez perspicace pour saisir les avantages et les nouvelles opportunités, alors l'entrepreneuriat peut être pour vous une bonne solution.

6. Avez-vous le soutien de proches et un bon réseau professionnel?

Il est très important pour l'entrepreneur qui se lance d'avoir le soutien moral de ses proches. Avant même de démarrer votre entreprise vous devez avoir en place une solide structure d'appui. Assurez-vous du soutien moral de votre famille, de vos amis. Les premiers mois de démarrage de votre entreprise vous allez devoir prendre des décisions très importantes. Si vous n'avez pas un réseau professionnel de gens pour vous aider dans vos démarches, vous devez chercher un parrain : un chef d'entreprise aguerri qui a effectué le parcours que vous entreprenez avant vous et qui va vous servir de mentor.

Par Etienne Gless pour LEntreprise.com, publié le 25/07/2013 à 05:00

En savoir plus sur http://lentreprise.lexpress.fr/avant-de-se-lancer/test-etes-vous-fait-pour-etre-entrepreneur_42324.html#i5ouK2KkSeIJGUfi.99

Les nécessaires transformations du livre




Quelles modifications apporte le livre numérique sur nos habitudes ? En 2009, une série d'entretiens recueillis sous le titre de N'espérez pas vous débarrasser des livres, s'était intéressée à la question.

« La question est de savoir quel changement introduira la lecture sur écran à ce que nous avons jusqu'à ce jour approché en tournant les pages des livres ? Que gagnerons-nous avec ces nouveaux petits livres blancs, et d'abord, que perdrons-nous ? », questionne Jean-Philippe de Tonnac dans sa préface à N'espérez pas vous débarrasser des livres*. Cette série d'entretiens, menée en compagnie du linguiste et romancier Umberto Eco et du fondateur de la Fémis Jean-Claude Carrière, s'intéresse aux changements apportés par l'irruption de l'informatique dans l'histoire du livre. Quatre ans après la publication du recueil d'entretiens, le sujet demeure toujours d'actualité tandis qu'en France la numérisation du livre ne montre pas autant de succès que dans le monde anglo-saxon. Jean-Philippe de Tonnac poursuit : « L'enjeu des échanges entre Jean-Claude Carrière et Umberto Eco n'était pas de statuer sur la nature des transformations et perturbations que peut annoncer l'adoption à grande échelle (ou non) du livre électronique. Leur expérience […] les amène plutôt ici à considérer que le livre est, comme la roue, une sorte de perfection indépassable dans l'ordre de l'imaginaire. »

Le livre numérique possède le même statut qu'a pu l'avoir le cinéma sur le théâtre peu après son invention, et la télévision sur le cinéma. Ces inventions ont pu être considérées, de leur temps, comme des techniques qui allaient remplacer leur prédécesseur. Force est de constater qu'en 2013, ni le théâtre, ni le cinéma n'ont disparu face à la télévision. Pour les penseurs réunis autour de sujet de discussion, le livre numérique ne tuera donc pas le livre même si, fatalement, on peut s'attendre à une vulgarisation du livre numérique pour des moyens de commodités – il est bien plus facile de transporter sa bibliothèque à travers une liseuse qu'une valise. L'histoire du papier montre comment le livre a déjà survécu à bien des transformations. Objet protéiforme par nature, le livre s'est décliné sur des matières différentes à travers les lieux et les époques. Feuille de palmier en Inde et en Asie du Sud-Est, lattes de bambou et rouleaux de soie en Chine, les rouleaux de papyrus pendant l'Antiquité ou encore le parchemin à partir du Moyen-Âge en Occident, différentes méthodes ont été utilisées à travers les âges pour finalement se numériser, en un nombre d'années très court sur beaucoup de supports informatiques : disquettes, CD ROMs, clefs usb et aujourd'hui tablettes et téléphones portables. L'informatisation, ou la numérisation, du livre pose aujourd'hui le problème de la lecture des textes. « Nous pouvons donc encore lire un texte imprimé il y a cinq siècles, fait remarquer Jean-Claude Carrière au cours des entretiens. Mais nous ne pouvons plus lire,nous ne pouvons plus voir, une cassette électronique ou un CD ROM vieux de quelques années à peine. A moins de conserver nos vieux ordinateurs dans nos caves. »

Les possibilités de stockage développées par ces nouveaux supports questionnent par la suite bien d'autres thèmes au cours de ces entretiens. La mémoire est l'une des nombreuses problématiques soulevées par Umberto Eco et Jean-Claude Carrière au cours des entretiens. L'accélération de la production des différents types de support, CD ROMs, USBs, smartphones... porte avec elle la modification des types de pensée. « Chaque nouvelle technologie implique l'acquisition d'un nouveau système de réflexes, lequel exige de nous de nouveaux efforts, et ce dans un délai de plus en plus court, explique Umberto Eco. Il a fallu près d'un siècle aux poules pour apprendre à ne pas traverser la route. L'espèce a fini par s'adapter aux nouvelles conditions de circulation. Mais nous ne disposons pas de ce temps. » Les penseurs montrent ainsi que, s'il est possible d'emmagasiner des informations jusqu'à un certain point, il arrive un moment où l'être humain ne peut plus recevoir d'informations – il est dépassé par les jeunes générations qui, elles, s'adaptent à leur tour aux nouvelles technologies. Le travail de la mémoire en est chamboulé. Là où le livre demeurait une manière d'inscrire la mémoire et, in fine, la culture d'une société, il s'agit aujourd'hui de stocker de plus en plus de données, de les oublier et, finalement d'en redécouvrir certaines. Comme le fait remarquer l'universitaire italien au détour d'une réflexion sur la mémoire : « la culture est un cimetière de livres et d'autres objets à jamais disparus ».

*ECO, Umberto, CARRIERE, Jean-Claude, DE TONNAC, Jean-Philippe, N'espérez pas vous débarrasser des livres. Paris, Éditions Grasset & Fasquelle, 2009, 281 p.

Par Guillaume Parodi 24 juillet 2013

Les ingénieurs français vont enfin être reconnus aux Etats-Unis

Les ingénieurs français vont enfin pouvoir postuler à des postes aux Etats-Unis requérant un "Master of Science". Jusqu'ici, ils ne disposaient que d'un "Bachelor of Science", en raison des trois années passées en école, les deux années de prépa comptant en quelque sorte "pour du beurre".

Hier encore, les ingénieurs français ne pouvaient prétendre, aux Etats-Unis, ne posséder qu'un "Bachelor of Science" et non un "Master of Science". Seulement les études au sein de l'école d'ingénieurs étaient prises en compte, les deux années de classe prépa ne comptant pas… Celles-ci étaient en effet considérées comme un cursus propédeutique. Mais, à présent, l’AACRAO, association regroupant les responsables des admissions des universités américaines, reconnaît aux ingénieurs français leur grade de "Master of Science".

Une réelle avancée permise par l'Ambassade de France

Il s'agit d'une réelle avancée, permise notamment par l'influence l’Ambassade de France aux Etats-Unis et du Campus France USA. En effet, le "Bachelor of Science" qui devient un "Master of Science" permet aux ingénieurs français d'avoir droit à certains types de visa ou d’emploi, ouverts uniquement aux bac+5. Ils peuvent désormais plus facilement accéder à un doctorat, chose autrefois très complexe avec un "simple" Bachelor.

Une reconnaissance grâce au processus de Bologne

En 1999, un décret avait pourtant bien stipulé que le grade de Master était conféré, en France, aux titulaires d'un diplôme d'ingénieurs. Au niveau européen, le processus de Bologne avait également permis de faire reconnaître la licence (bac+3) comme un bachelor américain (bac+4), et le master européen (bac+5) comme un master américain (bac+6). Mais les grandes écoles de commerce et d'ingénieurs, qui n'étaient pas post-bac, avaient bien souvent des difficultés à valoriser leur master, perçu comme un bachelor.

Orientations
Mis en ligne le Mercredi 24 Juillet 2013

Vers un développement accru de la mobilité internationale des jeunes

Ce matin, en Conseil des ministres, Geneviève Fioraso et Valérie Fourneyron ont présenté leur nouveau projet d’action concernant la mobilité des jeunes. Avec, pour objectif, de rendre plus accessible et de développer la mobilité européenne et internationale de la jeunesse.

Après la réforme sur l’enseignement supérieur et la recherche, Geneviève Fioraso poursuit son action en s’attaquant désormais à la mobilité des jeunes. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Valérie Fourneyron, ministre des Sports, de la Jeunesse, et de la vie associative, viennent ainsi de présenter en Conseil des Ministres leurs nouvelles priorités en la matière.

Elargir les bénéficiaires

Alors que 180 000 jeunes français, majoritairement issus de milieux favorisés, bénéficient d’échanges internationaux dans le cadre de leur formation, d’un stage ou même d’un échange sportif ou culturel, nombreux sont ceux qui n’ont pas ce privilège. Pourtant, les échanges internationaux sont certainement un moyen de développer et de favoriser l'insertion professionnelle.

C’est donc pour élargir les profils des bénéficiaires de tels programmes de mobilité que le gouvernement entend les multiplier et les renforcer au travers de trois leviers : un futur programme "Erasmus Plus", la création d’une plate-forme régionale de mobilité et un soutien renforcé aux dispositifs déjà existants.

Trois moyens d’action mis en place

Trois leviers sont prévus afin de mener à bien ces nouveaux projets. Parmi eux, le futur programme "Erasmus Plus", qui devrait être opérationnel dès 2014, rassemblera tous les programmes européens de mobilité des jeunes. Il prétend ainsi pouvoir doubler le nombre de bénéficiaires.

Par ailleurs, l’Office franco-allemand de la jeunesse (OFAJ), l’Office franco-québécois de la jeunesse (OFQJ) ainsi que le Volontariat International en Entreprise (VIE) verront leurs champs d’actions élargis grâce à des moyens accrus. Le VIE sera notamment ouvert aux étudiants de licence professionnelle. Le gouvernement prévoit enfin la création de plateformes régionales de mobilité, qui permettront de mieux informer les jeunes sur les programmes et de clarifier les différents dispositifs.

Orientations
Mis en ligne le Mercredi 24 Juillet 2013

545.000 euros: c'est ce que vont débourser des Norvégiens pour être éclairés par le soleil


Copyright Reuters

Et la lumière fut. Une ville norvégienne vient de faire installer des miroirs afin de réfléchir la lumière solaire masquée plus de la moitié de l'année. Un projet déjà expérimenté avec succès, plus au sud en Autriche et en Italie.

Un débat de cent ans ou presque. Il se sera en effet écoulé un siècle entre l'idée et l'approbation du projet. Après cinq ans de débats, le petit village norvégien de Rjukan perché au creux d'une vallée encaissée, pourra enfin recevoir la lumière du soleil grâce à des miroirs réfléchissant les rayons de l'astre solaire (cf. photo ci-dessous publiée sur le site officiel du village).


Il faut dire que Rjukan a (presque) toutes les caractéristiques du village idyllique avec ses belles montagnes se découpant sur un splendide ciel bleu (par beau temps) et sa célèbre chute d'eau de 104 mètres renommée dans tout le pays. Sauf que le village est privé de toute lumière naturelle entre les mois de septembre et mars, soit...sept mois sur douze. Le détail a son importance. A tel point que le retour de l'astre est célébré chaque année sur la place principale du village. Une fête assez répandue dans les pays nordiques où le soleil est absent la majeure partie de l'année.



Ses habitants ne peuvent donc que se réjouir de l'installation de 100 mètres carrés de miroirs à 450 mètres d'altitude qui seront contrôlés par ordinateur. Coût de l'opération? 5 millions de couronnes norvégiennes, soit près de 545.000 euros.

La démarche n'est toutefois pas nouvelle. Le village autrichien de Rattenberg avait fait installer en 2005 une trentaine de miroirs rotatifs contrôlés par ordinateur. La commune piémontaise de Viganella, en Italie, avait elle aussi fait poser un miroir géant d'une quarantaine de mètres carrés en 2006, afin de réfléchir la lumière solaire sur la place centrale en hiver. Enfin, la Suisse avait également envisagé un projet similaire en 2007, pour la municipalité de Bondo. Et la lumière fut.

latribune.fr | 24/07/2013, 16:42 

Espace : le satellite de télécoms le plus sophistiqué au monde Alphasat est lancé par l'Europe


Copyright Reuters

Le satellite de télécoms le plus sophistiqué au monde, Alphasat, est prêt pour son lancement prévu ce jeudi sur Ariane 5. Astrium et Thales Alenia Space (TAS) vont pouvoir s'attaquer aux besoins haut de gamme du marché des satellites de télécoms, un segment dont ils étaient absents jusqu'ici.

Toute la filière spatiale européenne aura les yeux tournés vers Kourou jeudi soir aux alentours de 21h53. Car le lancement du satellite de télécoms "le plus sophistiqué au monde" Alphasat, selon les termes d'Astrium (groupeEADS), est une première pour l'Europe spatiale. Ce très gros satellite (6,65 tonnes), qui emporte une nouvelle génération de systèmes de communications mobiles en bande L, est le tout premier construit à partir de la nouvelle plateforme Alphabus développée conjointement depuis 2005 par Astrium et Thales Alenia Space (TAS). Il sera livré à l'opérateur britannique Inmarsat, le premier fournisseur de services de télécoms mobiles par satellite dans le monde. Les nouveaux systèmes de communications mobiles permettront d'améliorer le réseau haut débit d'Inmarsat en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, grâce à des capacités nouvelles en termes de performances et de disponibilité des ressources.

Alphabus a été financée par l'ESA et le Centre national d'études spatiales (CNES) à hauteur de 400 millions d'euros. Soit une enveloppe dédiée à la plateforme et à sa première mission. Alphabus est la plateforme "la plus puissante du marché" et peut mener à bien des missions dont la masse au lancement peut atteindre 8,8 tonnes et la puissance de charge utile 22 kW, explique Astrium dans un communiqué. "Alphabus est le projet de coopération le plus important en terme d'envergure entre TAS et Astrium", précise de son côté le responsable de la ligne produit satellites, Marc Benhamou. TAS a notamment mis en place une nouvelle avionique (contrôle altitude et calculateurs de bord).

Astrium et Thales attaquent un nouveau segment de marché

La compétitivité future des deux constructeurs tricolores de satellites, Astrium et TAS, aujourd'hui en difficulté sur le marché commercial, dépend de la réussite du lancement d'Alphasat effectué par une Ariane 5. En partie. Car avec cette nouvelle plateforme, les deux groupes vont pouvoir s'attaquer aux besoins haut de gamme du marché des satellites de télécoms, un segment occupé jusqu'ici par Loral seulement. Soit des satellites chers dont les prix oscillent entre 200 et 250 millions de dollars. Ce marché représente un à deux satellites par an principalement aux Etats-Unis et est animé par les opérateurs solides sur le plan financier, précise Marc Benhamou.

"Les opérateurs attendent de voir comment Alphasat va se comporter une fois en orbite", souligne-t-il. Y compris Eutelsat et SES, les deux seuls opérateurs européens capables de se payer de tels monstres. "Il faut voir s'ils veulent remplacer deux satellites par un seul", ajoute-t-il. Alphabus va permettre aux deux constructeurs de proposer une nouvelle offre plus performante en terme de propulsion électrique. TAS travaille déjà sur une nouveau concept de propulsion électrique plus efficace pour mieux contrer Boeing qui a lancé des satellites tout électrique. Ces modernisations permettront notamment d'optimiser les capacités d'emport dans le cadre d'un lancement.

Quatre démonstrateurs pour le compte de l'ESA

Le satellite emporte également quatre démonstrateurs technologiques pour le compte de l'ESA, dont un terminal de communications laser développé dans le cadre d'un contrat de l'agence spatiale allemande (DLR), précurseur du système opérationnel d'EDRS. EDRS (European Data Relay System) est un système européen qui permettra des liaisons de données à grande vitesse entre les satellites en orbite basse et ceux placés en orbite géostationnaire, améliorant considérablement les applications et les services en matière d'observation de la Terre.

Michel Cabirol | 25/07/2013, 07:06