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lundi 30 avril 2012

Before I Die in Brooklyn




INSTALLED BY SHAKE SHACK, PHOTOS ABOVE BY CAROLINE OH

Enlightening to see my old ‘hood in a new way. Downtown Brooklyn has a hella lot to say on their new Before I Die wall at the corner of Adams Street and the Fulton Street Mall. More below…
















BROOKLYN, NY. “EAT MAD TACOS” PHOTO BY VICTOR HU. ALL OTHER PHOTOS BY BELINDA KANPETCH.

http://candychang.com/before-i-die-in-brooklyn/

La Chine met en orbite deux satellites de navigation

La Chine met en orbite deux satellites de navigation© flickr.com/ makelessnoise


PEKIN, 30 avril - RIA Novosti

Un lanceur chinois a placé en orbite deux satellites de navigation Beidou qui évolueront en orbite moyenne et haute, a annoncé lundi l'agence Chine nouvelle.

La fusée-porteuse a décollé depuis le site spatial de Xichang, dans le sud-ouest du pays, lundi à 04h50 heure locale (dimanche, à 20h50 UTC).

Il s'agit du premier lancement de deux satellites de navigation à la foi, note l'agence.

Le système chinois Beidou est destiné à concurrencer le Global Positionning System (GPS) américain, le système européen Galileo, et le GLObal NAvigation Satellite System (GLONASS) russe. Pékin a commencé la réalisation de ce projet en 2000. Le premier satellite de la constellation Beidou a été mis en orbite en 2007.

La constellation, qui fonctionne en régime de test depuis la fin de 2011, comprend treize satellites compte tenu des engins lancés la nuit dernière. La Chine compte lancer trois autres satellites en 2012.

D'ici 2020, le système de positionnement chinois devrait compter 30 satellites et couvrir le monde entier.

http://fr.rian.ru/science/20120430/194502866.html

De l'intérêt du 5 + 5

Par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes

Aujourd’hui, l’Union européenne dispose de trois outils différents qu’elle a, elle-même, proposés, pour organiser la coopération en Méditerranée : le Processus de Barcelone né en 1995,
la politique européenne de voisinage née en 2003, l’Union pour la Méditerranée née en 2008.

L’objectif final est globalement le même, ne serait-ce que par la filiation qui existe entre elles : « transformer la Méditerranée en un espace de paix, de démocratie, de coopération et de prospérité » (déclaration UpM du 13 juillet 2008). Mais ces trois outils n’ont pas été en mesure d’atteindre les objectifs fixés et font aujourd’hui l’objet de défiance, au moins de la part des pays du sud quand ce n’est pas de tous, pour des raisons parfois contradictoires.

Si l’UpM est globalement rejetée et finalement en panne et si la PEV peine à convaincre, le Processus de Barcelone, ou Partenariat Euromed, représente la démarche la moins critiquée ainsi que le révèle la déclaration de conclusion de la Conférence des ministres des Affaires étrangères à Lisbonne, le 6 novembre 2007 qui confirme l’attachement des partenaires au Processus. Cet attachement au Processus y est solennellement rappelé, après que les signataires aient « pris note d’une présentation sur l’Union méditerranéenne », par les ministres qui effectuent un bilan très riche des actions entreprises dans le cadre du Processus de Barcelone.

Dans ce contexte assez peu favorable au développement des relations euro-méditerranéennes, encore accentué par la dégradation du dossier israélo-palestinien et les hésitations des Européens face à la succession des révoltes arabes, la démarche 5+5 qui se déploie loin du Proche-Orient et en pleine transparence avec l’UE, constitue une sorte de laboratoire au profit du Processus de Barcelone. Elle est susceptible de créer de la confiance et de contribuer à évaluer des pistes de coopération, certes dans un espace plus restreint que celui de la Méditerranée dans sa totalité, mais à l’abri des turbulences les plus fortes qui nuisent aux démarches globalisantes.

Les atouts d'une démarche

La démarche 5+5 est modeste et pragmatique. Elle concerne dix pays : Algérie, Espagne, France, Italie, Libye, Malte, Maroc, Mauritanie, Portugal et Tunisie.
Les membres du 5+5 partagent, du fait de leur proximité géographique mais aussi humaine, nombre de préoccupations qui souvent sont autant de défis. Faisant volontairement le choix de relations informelles, discrètes, pratiques, plus techniques que politiques et surtout réellement partenariales, la démarche recueille l’adhésion de chacun dans l’exigence de l’équité et réduit le soupçon d’agendas cachés.

Le 5+5 s’appuie sur une initiative diplomatique rassemblant les ministres des Affaires étrangères qui ont décidé en 1990 de se rencontrer pour entretenir une concertation ambitieuse qui va au-delà d’un simple dialogue et vise à développer une coopération à la fois politique et économique dans un cadre informel et non contraignant. Dès 1995, cette démarche donne naissance à un premier « dossier technique » qui rassemble les ministres de l’Intérieur sur des questions de leur domaine d’intérêt. Par la suite, les autres ministères créeront leurs propres dossiers : Affaires sociales, Défense, Tourisme, Transport, Éducation, Environnement etc... tandis qu’un sommet sera organisé en 2003 à Tunis et que des rencontres parlementaires régulières s’établiront.

Ainsi, cette initiative prend des formes différentes selon les dossiers. Elle est souple et adaptable aux priorités de chaque domaine concerné. Non contraignante et focalisée sur les priorités des différents membres, elle recueille un attachement très fort de la part de chacun des partenaires car, elle repose sur l’équité de traitement de leurs préoccupations. Cette relation de partenariat réellement respectueux des attentes de chacun constitue sans doute l’atout majeur.

Certes, cette exigence relationnelle entraîne des développements inégaux de chacun des dossiers en fonction des capacités des partenaires à identifier des intérêts communs suffisamment riches pour nourrir la coopération. Ainsi, par exemple, les dossiers Défense ou Transports sont certainement plus avancés que celui du tourisme… Mais ce qui est fait dans chacun des domaines est solide et pérenne car reposant sur des choix effectués en commun. De plus, la situation actuelle ne préjuge ni des potentialités des dossiers actuels à explorer de nouvelles pistes, ni la capacité de la démarche à s’ouvrir à de nouveaux domaines.

C’est à ce titre –un réel partenariat équitable– que le 5+5 bénéficie d’une forte adhésion de la part de ses membres et est susceptible d’un développement prometteur dans la confiance et la volonté de progrès.

Le 5 + 5 à l'épreuve du changement de gouvernance

Le changement de gouvernance, dans certains pays, n’a certainement pas conduit à renforcer l’intérêt porté aux dialogues avec l’UE. Bien au contraire, on peut redouter que ces dialogues soient désormais, aux yeux des peuples, fortement entachés par l’appréciation d’une complicité européenne avec les anciens dirigeants.

En revanche, dans ces mêmes pays, il apparaît que la démarche 5+5 est mieux perçue que les autres initiatives car elle est réputée non contraignante. Elle laisse aux partenaires la liberté de s’engager ou non, sans que des conditions même formelles ne soient mises en avant, ce qui est le plus souvent vécu comme humiliant. La coopération est débattue, organisée et conduite en concertation normalement entre acteurs techniques sans considération de politique internationale.

L’histoire de la démarche 5+5 n’est pas marquée par l’engagement personnel de chefs d’Etat ou de gouvernement tels les présidents Ben Ali ou Moubarak. Les relations dans le cadre 5+5 sont donc plus aisées à reprendre par des dirigeants tenus d’intégrer dans leurs choix la très grande vigilance de leur opinion publique vis-à-vis des options prises par les anciens pouvoirs autoritaires qu’ils ont chassés.

La reprise du dialogue 5+5 a donc certainement été privilégiée, par rapport à celle des autres initiatives.

L'intégration au Maghreb

Le 5+5 a connu tout au long de l’année 2011 une période d’inactivité quasi complète. Quant à l’UMA (Union du Maghreb arabe), elle n’avait pas connu de réunion de ses ministres des Affaires étrangères depuis 2009.

Dés le début de 2012, il est très intéressant de constater que le 5+5 voit programmer de nombreuses réunions : celle des ministres des Transports à Alger, des ministres des Affaires étrangères à Rome, et enfin celle du comité directeur du dossier Défense à Rabat, tout ceci en moins de trois mois.

Dans le même temps, une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UMA se tient à Rabat qui programme pour septembre-octobre un sommet à Tunis.

Cette corrélation confirme qu’il existe une certaine synergie entre les deux initiatives. Il n’est pas interdit d’imaginer que les rencontres régulières dans le cadre du 5+5 contribuent à renforcer les relations entre nos partenaires du sud, ce qui rejoint les intérêts de l’UE.

Quoi qu’il en soit, et cela est particulièrement perceptible dans la coopération de Défense du 5+5, les relations entretenues et développées entre les dix partenaires contribuent à créer de la confiance entre les acteurs. Ces coopérations sur des axes techniques, choisis ensemble dans le respect des attentes de chacun, construisent peu à peu des solidarités et des proximités qui sont les gages de relations ultérieures plus larges et plus profondes.

D’ores et déjà, il semble qu’en Méditerranée occidentale certains fruits soient recueillis. Bien sûr il se trouvera des détracteurs pour stigmatiser la modestie des actions et les limites des ambitions. Sans doute, mais n’est ce pas préférable à des ambitions débordantes inévitablement gelées par la réalité des faits ?

Les nouveaux sujets prioritaires du 5+5

Le 5+5 est un processus expérimental plein de promesses mais fragile. Il convient d’éviter de le dévoyer en adoptant des dispositions tant d’élargissement, de politisation que d’institutionnalisation qui ne pourraient conduire qu’à la disparition des raisons mêmes de son succès.

En revanche, il conviendrait sans doute, tout d’abord, de renforcer l’existant en approfondissant les dossiers déjà initiés par une recherche plus active d’actions d’intérêts communs, en promouvant dans chacun de ces dossiers des méthodologies de partenariat qui ont fait le succès des dossiers les plus avancés et enfin en associant l’Union européenne comme observateur à tous les dossiers, ce qui permettrait peut être d’aider à la recherche de compléments de financement des projets. Au demeurant, il importe que ces financements restent majoritairement du ressort des partenaires car cette règle, si elle limite les ambitions, conditionne en grande partie la qualité de partenariat réel.

Par ailleurs, il serait souhaitable d’ouvrir de nouveaux dossiers. Probablement dans les domaines ministériels non encore traités : santé, économie, culture et surtout agriculture. Mais aussi à travers les aspects inter-administrations, tels la protection civile, qui constitueraient de nouveaux espaces de coopération particulièrement porteurs. Enfin, au-delà des responsabilités ministérielles, il serait certainement profitable de favoriser la coopération des sociétés civiles et des instances sub-étatiques, telles les collectivités locales, selon des modalités à imaginer.

La priorité qui doit conduire l’ensemble de la démarche doit bien évidemment s’inscrire dans le souci de rapprochement des sociétés pour, en définitive, favoriser l’amélioration des situations socioéconomiques, donc l’emploi et l’accès aux ressources vitales (eau, alimentation), conditions évidentes de la prospérité et de la paix. C’est pourquoi le dossier éducation qui couvre notamment la formation professionnelle mériterait toutes les attentions.

C’est à ce titre que le 5+5 remplira au mieux son rôle de laboratoire de la coopération euro-méditerranéenne de l’avenir.

Lundi 30 Avril 2012

http://www.econostrum.info/De-l-interet-du-5-5_a10100.html

UNE ÉCOLE MUSULMANE BIENTÔT RECONNUE PAR LA FÉDÉRATION WALLONIE-BRUXELLES?

Et voilà comment annonce-t-on la création probable d'une école musulmane en Belgique. Publiée dans http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/29/ecole-musulmane/ 
C'est vraiment pathétique si les belges ne retiennent que cela de l'Islam. 
D'ailleurs dans le même article, ils se posent la question : faut-il avoir peur de islam? Quelle ignorance !



Comment est né le lycée...

Comment l'Empire écrasa les "écoles centrales" et imposa un modèle unique d'éducation élitiste et militariste : le lycée. Historien de l'éducation, Claude Lelièvre est aussi un militant pédagogique, partisan de l'école du socle...

Après le coup d’Etat du 18 brumaire an VIII ( novembre 1800), il est question de remettre le pays en ordre après onze ans de « révolution » républicaine. Une réforme de l’enseignement est longuement discutée au Conseil d’Etat : Napoléon Bonaparte participe personnellement aux débats et fait établir douze rédactions successives du projet à Fourcroy ( nommé rapporteur) avant qu’il soit soumis au Corps législatif et devienne la loi du 11 floréal an X ( 1er mai 1802 ).

La pièce maîtresse du projet ( et sa grande innovation ) réside dans la création du « lycée » : il y en aura un par arrondissement de tribunal d’appel, et chaque création entraînera la fermeture d’une « école centrale » ( un établissement secondaire original créé par la Convention en plein mouvement révolutionnaire et républicain ).

Alors que les « école centrales » étaient dirigées par une direction collégiale d’enseignants, les « lycées » seront gouvernés part un’’ triumvirat’’administratif : le ‘’proviseur’’, le ‘’censeur’’, et un ‘’procureur gérant’’ ( à l’instar du ‘’triumvirat’’ des trois ‘’consuls’’ qui gouverne alors la France ; le ‘’premier consul – à savoir Napoléon Bonaparte - devant être appelé quelque temps plus tard à devenir ‘’empereur’’…).

Alors que les « écoles centrales » n’avaient pas d’internat, le fonctionnement des « lycées » va reposer essentiellement sur leurs internats. Les élèves sont regroupés en compagnie de vingt-cinq. Les mouvements, le début et la fin des cours sont scandés par le roulement du tambour. Les déplacements se font en rang par deux, et les élèves portent l’uniforme fixé par arrêté. La journée type du lycéen, durant tout le XIX° siècle, comportera 7 heures d’étude pour 4 heures de classe.

Alors que les « école centrales » fonctionnaient selon un mode que l’on peut qualifier d’ ’’optionnel’’ voire ‘’modulaire’’ puisque leurs élèves pouvaient librement choisir leurs parcours ( parmi de nombreuses matières, dans la mouvance de l’’’Encyclopédie’’ ), avec la création des « lycées », c’est le retour des progressions contraintes et les humanités classiques redeviennent quasi hégémoniques ( à l’instar des collèges d’Ancien Régime ). « Il faut que l’enseignement soit classique. Avant tout mettons la jeunesse au régime des saines et fortes lectures. Corneille, Bossuet, voilà les maîtres qu’il lui faut. Cela est grand, sublime et en même temps régulier, paisible, subordonné. Il faut des conseillers d’Etat, des préfets, des officiers, des professeurs. Telles sont les idées du maître [ à savoir Napoléon ] ».

Comme l’a souligné l’historienne Françoise Mayeur, « ce n’est pas leur insuccès qui a entraîné la disparition des écoles centrales [ …]. Il est même remarquable qu’en si peu de temps et avec tant de difficultés de tous ordres, la plupart des écoles centrales se soient ouvertes et que beaucoup aient eu une pleine activité […]. C’est d’en haut que vint la création d’un autre type d’enseignement secondaire qui laissait beaucoup moins de place à une autonomie des agents et des usagers » .

Après le mouvement révolutionnaire républicain, c’est le retour à ‘’l’ordre’’ ( un certain ordre, qui emprunte les voies jusqu’alors inédites du ‘’bonapartisme’’, mais qui auront des suites…). Comme le souligne là encore un autre historien, Antoine Prost, « on veut des internats, moins de liberté pour les élèves, et un retour aux humanités des collèges d’Ancien Régime : le choix ‘’pédagogique’’ est d’abord ici un choix politique ».

Claude Lelièvre

Le voyage dans le temps est-il possible ?


Le voyage dans le temps est-il possible ?. C’est la question que se pose des milliers de personnes curieuses de savoir si la saga dit vrai. C’est au cours de ces dix dernières années que les chercheurs ont commencé à s’orienter vers un possible voyage dans le temps via l’incroyable vitesse de la lumière, mais après plusieurs expériences, le voyage entre deux mondes reste encore impossible. Depuis la découverte incroyable effectuée par le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), qui est le plus grand organisme public français de recherche scientifique, les choses semblent changer de cap.

Selon l’étonnante découverte faite par des physiciens du centre, la théorie de la relativité restreinte d’Albert Einstein vient d’être mise en cause. Ces chercheurs ont identifié une particule qui voyage à une vitesse plus élevée que celle de la lumière « les Neutrinos ». Ces derniers voyageraient à une vitesse de 299.798.454 mètres par seconde contre 299 792 458 mètres pour la lumière soit une fraction de 20 parties par million. Cette découverte scientifique de premier plan suppose que ces particules subatomiques pourraient permettre une remise en cause majeure des théories de la compréhension de l’univers ainsi que le concept du temps.

Après la découverte de ces particules, plusieurs chercheurs ont donné leur avis sur la chose et parmi les physiciens qui se sont prononcés positivement face à cette découverte est le Professeur « Jeff Forshaw », un professeur de physique des particules à l'Université de Manchester. Ce dernier a déclaré que si les résultats de cette découverte se confirment, alors cela signifierait qu’il est très possible théoriquement d’envoyer des informations dans le passé. En d'autres termes, le professeur Forshaw estime que le voyage dans le temps dans le passé deviendrait possible ». Plusieurs d’autres recherches vont être effectuées dans ce sens afin de confirmer la découverte du CNRS, car ces derniers ne veulent pas s’avancer sur le sujet et veulent s’assurer de l’exactitude de leurs recherches. Il a été annoncé que deux équipes de chercheurs japonaises et Américaines allaient reproduire l’expérience pour valider les résultats du Centre national de la recherche scientifique Français.

Par Potins News, lundi 30 avril 2012 à 11:48 

Rêve ou réalité : Comment les astéroïdes sont en passe de devenir les mines du futur

Planetary Ressources une nouvelle entreprise américaine a déclaré vouloir transformer les astéroïdes qui naviguent dans le voisinage de la Terre en mines. En effet, ces restes de planètes seraient très riches en métaux précieux, rares sur Terre. Le projet a déjà reçu le soutien du co-fondateur de Google Larry Page et du réalisateur James Cameron.

Les astéroïdes peuvent être divisés en deux catégories : les astéroïdes rocheux et les astéroïdes métalliques. Crédit Reuters
Atlantico : Planetray Ressources une nouvelle entreprises soutenue entre autres par le co-fondateur de Google et le réalisateur James Cameron a annoncé son projet d’exploiter très rapidement les minerais contenus dans les astéroïdes situés dans le voisinage de la terre. Si cette opération réussit on pourra réellement parler de ressources spatiales et aller chercher dans l'espace ce qui manque sur terre. Mais comment expliquer qu'ils soient si riche en métaux précieux ? 

Jérêmie Vaubaillon : Les astéroïdes peuvent être divisés en deux catégories : les astéroïdes rocheux et les astéroïdes métalliques. Ces deux types de compositions sont dues au fait qu'ils sont à la fois des embryons et des restes de planètes. En effet, à l’origine du système solaire, des milliards de corps très chauds se sont agglutinés lors du processus de formation planétaire, à ce moment la chaleur est telle que les corps se liquéfient et se refroidissent progressivement. Deux options sont alors possibles : les éléments composés de métaux plus lourds migrent vers le centre et les éléments rocheux plus légers restent à l’extérieur. Ce processus s’appelle la différenciation.

A ce moment de la formation on est toujours dans un système solaire très jeune, mais l’ennui c’est que ces particules sont très mobiles et s’entrechoquent très violemment et provoquent parfois l’explosion de la planète. De cette explosion sortent plusieurs morceaux et certains sont donc rocheux, d’autres entièrement métalliques et les derniers sont de nature intermédiaire.

Dans les environs de notre planète, existe-t-il des astéroïdes métalliques ?

Oui, mais comme tout est en mouvement, on retrouve toutes sortes d’astéroïdes partout. Donc au voisinage de la terre on a aussi bien des astéroïdes rocheux et métalliques.

L'idée de ces deux hommes et de leurs chercheurs est-elle complètement neuve ou les astrophysiciens en rêvaient-ils déjà ?

L’idée en soi n’est pas nouvelle. Dès que l’on a pu se rendre dans l’espace, elle a émergée soit depuis près de soixante ans. Ensuite concrètement, il faudrait détecter un astéroïde qui en vaille la peine car statistiquement on a plus de chances de trouver un astéroïde ferreux qu’un astéroïde véritablement composé de métaux précieux. Déjà, il faudrait s’assurer de détecter un astéroïde très riche en un métal rare sur Terre.

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Publié le 30 avril 2012

http://www.atlantico.fr/decryptage/comment-asteroides-deviendront-mines-futur-jeremie-vaubaillon-344035.html

Les frais de scolarité en Allemagne


Publié le 30 avril 2012 par Rédaction CursusMundus.com

Le montant des frais de scolarité en Allemagne, ou plus précisément dans les universités et les Fachhochschulen allemandes, varient d’un établissement et d’un Land à un autre.

Des frais de scolarité qui diffèrent

Dans certains établissements publics les frais de scolarité sont nuls. Dans d’autres, ils peuvent aller jusqu’à 500 euros par semestre.

Il existe également des établissements dans lesquels l’étudiant doit payer des frais de scolarité seulement s’il dépasse la durée réglementaire d’un cycle d’études donné ou lorsqu’il entame un nouveau cycle d’études alors qu’il a déjà accompli un premier cycle précedemment.

Le site studis-online.de référence le montant des frais de scolarité en Allemagne dans chaque Land.

Le coût des études en Allemagne ne se limite pas aux frais de scolarité.

Les autres frais à prévoir

Pour ce qui est des frais d’inscription à l’université en Allemagne, si l’étudiant s’inscrit dans une université membre du réseau uni-assist (portail plus ou moins identique au site français Admission-PostBac), il faudra payer des frais de 43 euros (cas des Européens) par semestre. Si l’étudiant postule à plus d’une université, il paiera à chaque fois 15 euros supplémentaires.

Tous les établissements imposent également le paiement d’une taxe sociale, également appelée cotisation semestrielle (Semesterbeitrag), qui sert à financer certains services comme le refectoire, les résidences universitaires, les salles de sport etc… Le montant de la taxe sociale se situe généralement entre 18 et 45 € mais peut aussi monter jusqu’à 100 euros. Cette taxe étant semestrielle, il faut la payer deux fois par an.

Dans certains Lander, une taxe administrative peut également être demandée. Son coût est de 50 à 75 euros par semestre.

Enfin, l’étudiant peut aussi avoir à payer un ticket qui permet d’utiliser les transports en commun de la ville durant un semestre entier, c’est le Semesterticket. Le prix du ticket peut varier de 25 à 150 euros.

http://www.cursusmundus.com/etudier-en-allemagne/frais-de-scolarite-allemagne-13075

Les diplômes en Allemagne


Publié le 30 avril 2012 par Rédaction CursusMundus.com

Comme tous les autres membres de l’Union Européenne engagés dans le processus de Bologne,l’Allemagne a entamé une refonte de ces formations et des diplômes que ses universités attribuent pour se calquer sur le modèle européen LMD.

Les principaux diplômes en Allemagne

Parmi les diplômes délivrés en Allemagne on retrouve donc le Bachelor, le Master et le Doctorat.

Le Bachelor en Allemagne est appelé Bakkalaureus. Les formations aboutissant à un Bachelor durent généralement 3 à 4 ans. Les formations aboutissant à un Master s’étalent quant à elles sur une ou deux années.

Au delà de ces formations dont le fonctionnement est désormais identique dans de nombreux pays d’Europe, on peut encore retrouver des cursus appartenant au système historique allemand.

Les autres diplômes allemands

Ainsi, il existe encore des diplômes en Allemagne appelés Vordiplom, Zwischenprüfung, Diplom ouMagister.

Le VorDiplom n’est pas un diplôme à proprement parlé. Il correspond en réalité aux deux premières années d’études d’un Diplom. Il est comparable à un DEUG français.
Le terme Zwischenprüfung est quant à lui employé pour parler de l’examen que les étudiants engagés dans un cursus de Magister passe après leurs quatre premiers semestres d’études.

Le Diplom est un diplôme allemand qui sanctionne 4 années d’études. Il se rapproche de la Maîtrise française. Le Diplom est délivré dans les universités tandis que le Diplom (FH) est délivré par les Fachhochschulen.

Le Magister est plus ou moins identique au Diplom. Son originalité tient au fait que les étudiants suivent des enseignements et passent des examens dans deux disciplines majeures ou dans une majeure et deux mineures.

http://www.cursusmundus.com/etudier-en-allemagne/diplome-allemagne-13121

Un jour à Venise

Je vous conseille de mettre la vidéo en grand format.

Les entreprises arabes tournent-elles le dos à la Tunisie ?

La coopération avec les pays frères et amis au niveau de la dynamisation du partenariat industriel, hautement créatif d’emplois, gagnerait, pour son efficacité, à être jumelée à des projets au niveau de l’infrastructure, ce qui aiderait à désenclaver les régions intérieures du pays où toute velléité d’investissement est handicapée par la vétusté des routes, l’absence de terrains ou de locaux industriels viables ou de télécommunications.

C’est le contexte dans lequel il convient de placer le 6e forum arabe des petites et moyennes industries qui vient de se tenir, à Tunis, une initiative qui s'inscrit dans le cadre du renforcement du partenariat d'affaires sur la base des offres de coopération.

Durant ce conclave interarabe de trois jours, près de 1000 contacts d'affaires entre 200 hommes d'affaires tunisiens et 190 hommes d'affaires de pays arabes étaient programmés.

Initiée par l'organisation arabe de développement industriel et de la métallurgie et la Banque islamique de développement, cette manifestation a été marquée depuis le 1er jour par la participation de plusieurs entreprises arabes opérant dans différents domaines.

D’après l’APII, il s’agissait de renforcer les relations entre les acteurs dans les Etats arabes tels que les propriétaires d’entreprises, les organisations de supervision et de soutien de professionnels appartenant aux secteurs des services de fabrication et services connexes aux petites et moyennes entreprises.

Surtout, le secteur industriel en Tunisie représente un pilier important dans le processus de développement pour le pays. Il représente aussi un moteur principal de l’économie nationale à travers l’augmentation de l’emploi, l’amélioration du revenu du citoyen, l’augmentation de la production, l’exportation et attirer les investissements étrangers.

Certes, les entreprises tunisiennes, qui ont connu depuis plus de deux décennies plusieurs programmes de mise à niveau et de modernisation avec l’appui de l’Union Européenne, sont aujourd’hui prêtes à amorcer la diversification de leurs marchés et aussi de leurs partenaires. Elles sont en mesure également de tisser des liens commerciaux et industriels forts et pourquoi pas en termes de recherche et d’innovation avec leurs homologues arabes.

La Tunisie industrielle d’aujourd’hui, c’est 17.000 entreprises employant plus de 700.000 personnes. L’ambition est à la mesure des préoccupations du moment avec un très fort taux de chômage parmi les diplômés de l’enseignement supérieur.

Cependant, on constate une présence assez timide des entreprises arabes ou à participation arabe opérant en Tunisie dont le nombre ne dépasse pas 104 entreprises, soit uniquement 2% du tissu industriel tunisien. Face à ce constat, le gouvernement de Jebali est appelé à offrir les services nécessaires aux promoteurs et investisseurs arabes afin de développer leurs projets et notamment se renseigner sur les procédures de création d'entreprises, les avantages et incitations qui leur sont destinés, les sites d'installation possibles et les opportunités prometteuses d'investissement et de partenariat.

Il est également nécessaire d’accompagner les promoteurs arabes dans les différentes phases de démarrage et de suivi de la réalisation des projets et notamment dans la phase d'élaboration des études de faisabilité et de la finalisation du schéma de financement.

30-04-2012 

AfricanManager 

http://www.africanmanager.com/detail_article.php?art_id=139938

Les universités en Corée du Sud

On dénombre un peu plus de 550 établissements d’enseignement supérieur en Corée du Sud en 2012. La plupart sont des universités ou des colleges universitaires.




La majorité des universités sont membres du Korean Council for University Education. La liste des universités membres est disponible ici. Toutefois, être membre de cette association n’est pas forcément synonyme de sérieux. Certains membres du KCUE ont été épinglés par le gouvernement sud-coréen suite à leur gestion désastreuse de l’accueil des étudiants internationaux. Ces universités ne sont d’ailleurs plus habilitées à accueillir des étudiants étrangers (consultez cet article pour en savoir plus).

Généralités sur les universités en Corée du Sud

Comme expliqué en introduction, on distingue deux principaux types d’institution en Corée du Sud :

Les universités : elles sont soit publiques (On distingue parmi elles les universités dîtes nationales), soit privées. Elles proposent des formations de niveau bachelor en 4 ans et de niveau master en 1 ou 2 ans.

Les collèges universitaires (Junior College en anglais) : ils proposent des formations en 2 ou 3 ans. La majorité des collèges universitaires sont des établissements privés.

Pour un étudiant international qui souhaite étudier en Corée du Sud, il est préférable de choisir une université plutôt qu’un collège universitaire afin d’augmenter ses chances de faire reconnaître son diplôme une fois de retour dans son pays d’origine.

Les frais de scolarité dans les universités sud-coréennes varient selon les établissements et les programmes. Dans les universités publiques/nationales, il faut compter entre 2000 et 5000 dollars l’année. Dans les universités privées, le coût des études est généralement plus haut. Il faut compter entre 3000 et 7000 dollars par année.

Classement des universités sud-coréennes

Il existe plusieurs classements universitaires, nationaux ou internationaux, qui permettent de se faire une idée de la situation d’un établissement par rapport à un autre.

Avant que les classements d’universités ne commencent à émerger, le gouvernement coréen avait dévoilé une liste de 10 universités « porte-drapeau ». Toutes sont des universités dîtes nationales :

Cheju National University
Chonbuk National University
Chonnam National University
Chungbuk National University
Chungnam National University
Gyeongsang National University
Kangwon National University
Kyungpook National University
Pusan National University
Seoul National University

Ce « label » a été décidé par le gouvernement sud-coréen au sortir de la seconde guerre mondiale. Chaque province de Corée du Sud bénéficiait alors de sa propre université porte drapeau. Cette distinction n’a cependant pas de valeur en terme d’évaluation, puisque, par exemple, le Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST) n’apparaît pas dans cette liste alors qu’il se place dans le TOP 3 des universités sud-coréennes dans tous les classements publiés. ...

Publié le 29 avril 2012 par Rédaction CursusMundus.com

http://www.cursusmundus.com/etudier-en-coree-du-sud/universites-coree-13602

dimanche 29 avril 2012

Mort de Roland Moreno, inventeur de la carte à puce



L'inventeur de la carte à puce, le Français Roland Moreno, est décédé dimanche à Paris à l'âge de 66 ans, laissant derrière lui une technologie qui a révolutionné les usages dans le monde.

Né le 11 juin 1945 au Caire, ce passionné d'électronique était PDG de la société Innovatron, qu'il avait fondée en 1972 et qui a émis tous les brevets de base de la carte à puce. Il dévoile la toute première version de la carte à puce en décembre 1974, et dépose un total de 45 brevets les cinq années suivantes.

L'invention de la carte à puce a débouché sur de nombreux usages, tels la carte de crédit bancaire, la carte SIM utilisée dans les téléphones portables ou encore la carte Vitale.

Les brevets déposés en 1974 tombent éventuellement dans le domaine public au bout de vingt ans ce qui a entraîné la société dans de graves difficultés financières et une lourde réorganisation. Innovatron commercialise des licences utilisant la technologie sans contact Calypso, qui a par exemple été développée pour le passe Navigo utilisé dans les transports publics parisiens.

En 2000, Roland Moreno avait annoncé qu'il offrirait un million de francs à qui réussirait à craquer une carte à puce existante dans un délai de trois mois, un pari qu'il avait gagné.

Le Monde.fr avec AFP | 29.04.2012 à 17h10 

Vers un "plan Marshall" européen de 200 milliards d'euros ?

La Commission européenne serait en train de mettre sur pied un colossal programme d'investissements pour l'Europe.

La Commission européenne prépare un plan d'investissements capable de mobiliser 200 milliards d'euros d'investissements publics et privés pour réactiver la croissance en Europe, selon le journal espagnol El País, qui cite des "sources européennes". "Le projet vise à lancer des investissements pour une valeur de 200 milliards d'euros en infrastructures, énergies renouvelables et technologies de pointe (avec une participation privée)", avance le quotidien.

L'Union européenne pourrait opter pour deux voies de financement. La plus probable passe par un "montage financier" qui s'appuierait sur la Banque européenne d'investissement (BEI) et le Mécanisme européen de stabilité financière (MESF), poursuit El País. Il s'agirait ainsi d'utiliser 12 milliards d'euros encore non utilisés du MESF pour attirer des fonds privés qui viendraient renflouer la BEI et serviraient de "garantie pour lancer des projets d'infrastructures publics-privés". Pour y parvenir, le montage s'appuierait sur des "instruments financiers sophistiqués et des obligations" garanties par l'UE et servant à financer ces projets qui seraient destinés "à des fonds de pensions et autres investisseurs", poursuit le quotidien.

L'autre option de financement passe par l'injection, de la part des pays membres, de 10 milliards d'euros au capital de la BEI. Une voie moins probable compte tenu de l'"asphyxie" de leurs comptes publics.

Selon le quotidien, ce plan devra être présenté lors de la rencontre, non prévue jusqu'à cette semaine, des chefs d'État et degouvernement de l'UE qui pourrait se tenir avant un sommet programmé lui de longue date les 28 et 29 juin.

Le Point.fr - Publié le 29/04/2012 à 15:53 

Grande lune de Mai 2012

La Thalasso en Tunisie n'a plus rien à envier aux centres français

La Tunisie propose des séjours à la qualité disparate, médiocre à mauvaise dans quelques centres, elle peut-être réellement exceptionnelle dans d’autres. Les économies substantielles réalisables du fait du faible prix des salaires tunisiens. La thalasso en Tunisie n’a depuis longtemps plus à regarder avec envie les offres françaises, elle a ses propres offres comprenant des massages de plus d’une heure, des centres très raffinés à la décoration plus chaude que les centres français. Si on ajoute en plus que cette destination s’est concentrée sur les séjours thalasso pas chers et que même en prenant en compte les billets d’avion, on reste sur des prix inférieurs à ceux de beaucoup de thalasso en France.

C’est un peu moins rentable pour des week end en thalasso car l’aérien peut coûter 1/3 du prix du séjour sur une courte période, mais il reste le dépaysement en plus, et des massages d’une heure au lieu de 20 minutes…
Quand on parcourt la Tunisie au Nord au Sud, on découvre la spécificité de chacune des stations balnéaires tunisiennes : Tunis qui propose tout ce qu’une capitale mondiale offre en terme de magasins, Hammamet est une ville un peu artificielle mais ou les fêtards se sentiront chez eux, Port-El-Kantaoui pour être situé au cœur d’un petit port, et enfin Djerba, magnifique ile désertique aux plages immenses bordées par de luxueux hôtels thalasso. La méditerranée est partout et tranche avec la terre ferrique de Tunisie.

L’un des rares défauts de la thalasso en Tunisie est comme nous l’avons abordé lors de l’introduction la moindre qualité de certains centres. C’est la contrepartie de l’offre de séjours thalasso pas chers qui permet de faire des bonnes affaires, et d’autres beaucoup moins bonnes. La valeur ajoutée du vacancier résidera dans le tri qu’il saura faire en prenant les renseignements nécessaires. Un conseil : commencez par un week end thalasso qui vous permettra de tester les offres sans prendre de risque, et en limitant vos dépenses. Et puis si le séjour vous a plus, il sera toujours temps d’un retourner, au pire vous n’aurez investi que votre billet d’avion, soit 100 à 120 Euros si vous voyagez sur une compagnie low cost, ce qui revient à une journée en France. 

Cet article a été publié le 29 avril 2012 par thalassothérapie.

http://www.faistacom.com/4832/la-thalasso-en-tunisie-na-plus-rien-a-envier-aux-centres-francais/

Shanghai 1990 vs 2010

La citation du jour

Ce sont les impératifs de la technologie et de l'organisation qui déterminent la forme de la société économique, non les images de l'idéologie.

John Kenneth Galbraith (1908-2006)

Citée le vendredi 27 avril 2012 sur http://www.infodsi.com/articles/131964/citation-jour.html

Mobiles : la géolocalisation très demandée

Les services de géolocalisation ont le vent en poupe et sont par ailleurs désirés. En France, 64 % des utilisateurs de mobile souhaitent être géolocalisés.

La géolocalisation suscite des inquiétudes au regard de la vie privée, et notamment dans le cadre d'une utilisation avec un smartphone. La Commission nationale de l'informatique et des libertés recommande du reste de bien paramétrer les options de géolocalisation.

L'un des conseils de la CNIL est ainsi de " régler les paramètres au sein du téléphone ou dans les applications de géolocalisation ( Twitter, Foursquare, Plyce... ) afin de toujours contrôler quand et par qui vous voulez être géolocalisé. Désactivez le GPS ou le WiFi quand vous ne vous servez plus d'une application de géolocalisation ".

Sans doute bon à rappeler pour les plus soucieux mais en attendant la géolocalisation a véritablement le vent en poupe.

D'après l'étude Mobile Live publiée de TNS Sofres, 31 % des utilisateurs de mobile en France ont recours à des services de géolocalisation. Surtout, 64 % souhaitent y avoir recours à l'avenir.

À titre de comparaison, la moyenne mondiale se situe à 19 % des mobinautes qui utilisent des services de géolocalisation. " Plus de 60 % de ceux qui n'utilisent pas encore ces services souhaiteraient y avoir désormais recours ", écrit l'institut.


Les usages principalement identifiés en France sont la navigation avec cartes et GPS, la localisation des restaurants ou des lieux de sortie, de points d'intérêt à proximité, trouver des horaires de transports publics.

Par contre, TNS Sofres note que les utilisateurs de réseaux sociaux sont peu nombreux à partager leur localisation avec des "amis" via des plateformes comme Foursquare ou Facebook Places. Par ailleurs, seulement 6,5 % des Français optent pour la géolocalisation afin de bénéficier d'offre spéciales ou coupons de marques et enseignes.

La géolocalisation... oui a priori mais pas à n'importe quel prix.

La thèse de l’épuisement des énergies fossiles s’épuise

Les écologistes et les autres nous expliquent que le système capitaliste exploite et détruit non seulement les ressources humaines, mais aussi les ressources naturelles, dont on sera rapidement à court. Or voici que les démentis de la thèse de l’épuisement des énergies fossiles se succèdent.

Article publié en collaboration avec l’Aleps.


Le Club de Rome avait annoncé en 1958 l’épuisement total des réserves pétrolières au cours des vingt années à venir, et avait donné le mot d’ordre qui convenait : Halte à la croissance !

Les écologistes et les autres nous repassent le plat depuis quelques années, puisqu’il est de bon ton d’expliquer que le système capitaliste exploite et détruit non seulement les ressources humaines, mais aussi les ressources naturelles.

Or voici que les démentis de la thèse de l’épuisement des énergies fossiles se succèdent : pétrole et gaz sont en abondance, car les nouvelles techniques d’exploration, d’extraction et de transport mettent à la disposition de l’humanité entière les sources abondantes d’énergie que renferme la planète.

Les gouvernants chinois en sont persuadés. Comme le rapporte Le Figaro Economie (19 avril), le premier ministre Wen Jiabao est en Europe actuellement pour négocier l’accès de la Chine aux gisements de pétrole et de gaz dans l’Arctique, où les réserves pétrolières sont estimées à 90 milliards de barils (la Chine en consomme actuellement 3 par an) et à 30 % des ressources en gaz de la planète encore non découvertes. ExxonMobil (américain) et Rosnett (russe) ont signé un partenariat d’exploration marine dans la zone.

Parallèlement, la Grande Bretagne vient d’autoriser la société Cuadrilla ressources à reprendre l’exploration de gaz de schiste avec la technique de la fracturation hydraulique (les poches de gaz sont libérées par jets d’eau sous pression qui éclatent les roches qui les enferment). Les gaz « non conventionnels » représentent actuellement le quart de la production de gaz nord-américaine, et les réserves sont considérables en Europe : les sous-sols de la Suède, l’Ukraine, la Pologne, la Grande Bretagne enferment des trésors, mais c’est la France qui a les plus importantes réserves estimées, avec plus de 5.000 milliards de m3. Mais, on le sait, en France Madame NKM a interdit l’exploration : on a du pétrole, mais on n’a pas d’idées.



Sur le web

Lien raccourci: http://www.contrepoints.org/?p=81256

Publié le 29/04/2012

http://www.contrepoints.org/2012/04/29/81256-la-these-de-lepuisement-des-energies-fossiles-sepuise?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Contrepoints+%28Contrepoints%29

Comment internet va changer le monde ?

L’entretien [avec Marco Ricca, fondateur de Satorys, spécialiste de la sécurité informatique, dans l’émission suisse 3516-emission] (disponible en soundcast ci-dessous) évoque le changement profond introduit par internet dans la société, au même titre que l’invention de l’écriture puis de l’imprimerie auront permis, à chaque fois, une accélération notoire de la technologie disponible pour l’Humanité. En l’espace de quelques minutes, plusieurs questions sont posées sur l’avenir offert par ce développement rapide : allons-nous vers une dictature technologique collectiviste, ou plutôt une nouvelle ère de liberté et de prospérité ? Internet permettra-t-il une centralisation du pouvoir politique ou autorisera-t-il, au contraire, à alléger le carcan de l’état ?

Tout part finalement du constat que l’internet abaisse de façon extraordinaire le coût de l’accès à la connaissance. De la même façon que l’écriture aura permis une transmission fidèle de l’information d’une génération à une autre, l’imprimerie aura permis de reproduire cette information de façon de moins en moins coûteuse, internet aura ajouté à ces deux précédentes innovations la facilité de transport de cette information, en réduisant les facteurs temps et coût dans des proportions si importantes qu’on peut parler d’instantanéité et de gratuité, ou quasiment.

Non seulement, de nos jours, l’information est facile à écrire, elle est facile à lire, à reproduire, mais en plus, elle est très peu coûteuse à transmettre. En donnant à tous la possibilité d’émettre et non plus seulement de recevoir l’information, elle modifie de façon fondamentale le rapport de la société à sa hiérarchie. En réaction, on comprend dès lors pourquoi le pouvoir politique cherche à contrôler ce canal. D’après Marco Ricca, cependant, l’histoire montre que cette bataille est, à terme, perdue : le chat est sorti du sac et il apparaît bien difficile de museler internet a posteriori, sur le long terme. ...



Cet interview a le mérite de balayer un certain nombre de sujet sans langue de bois et de laisser la parole à autre chose qu’un expert auto-proclamé comme on en trouve des brouettées sur les plateaux télés des grandes chaînes traditionnelles.

Il apparaît ainsi que les personnes qui utilisent internet et les technologies de l’information tous les jours, en vivent et en tirent des bénéfices directs et indirects sont relativement unanimes. Les tentatives gouvernementales, d’où qu’elles viennent, de contrôler l’information, sont vouées à l’échec, et les changements induits dans la société ne sont pas seulement des changements de moyens, mais bien de nature même : internet apporte la symétrie dans l’échange d’information et cette symétrie change en profondeur la façon dont toute la société sera amenée à s’organiser....

Les années qui viennent s’annoncent fertiles en changements profonds, préparez-vous y. Mais surtout, regardez ceux qui ne veulent pas s’y adapter : ce n’est pas tous les jours qu’on voit s’achever le règne de dinosaures.
—-
Sur le web

Lien raccourci: http://www.contrepoints.org/?p=81237

Publié le 29/04/2012

Lire le texte complet :
http://www.contrepoints.org/2012/04/29/81237-comment-internet-va-changer-le-monde?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Contrepoints+%28Contrepoints%29

Descriptive Camera Turns Pictures Into Text



This camera doesn’t want to simply duplicate whatever you see through the viewfinder, it would rather describe the whole scene to you via text.

Created by Matt Richardson to explore the possibility of adding metadata to digital photos, it requires a team to analyze each photo, who then sends the description back via text 3 to 6 minutes later.

It’s safe to say that the descriptive camera won’t be replacing traditional photographic equipment anytime soon, but it does have the distinction of being the strangest, and arguably the most useless, bit of tech I’ve seen in quite some time.

Hit the link if you want to find out more about the ideas behind this conceptual gadget, and how the whole process really works.

Link –via DesignTAXI

By Zeon Santos 

Cloud computing

Petite histoire du cloud computing

Par Thibaut de Jaegher - Publié le 28 avril 2012, à 15h 57 | L'Usine Nouvelle n° 3283

Le cloud computing est le genre de concept dont on n'arrive pas à attribuer précisément la paternité.

Alors que la France se dote de son propre projet en la matière, certains exégètes de l'informatique la font remonter aux années 1960 en mettant en avant la philosophie de certains prophètes, tel John McCarthy, qui pensa l'informatique comme un service avant tout le monde.

Certains l'attribuent au père fondateur d'internet (Arpanet), technologie sans laquelle l'informatique dans les nuages n'existerait pas. D'autres pensent que la discipline n'est apparue que plus tard, dans les années 2000, telle une solution à un problème rencontré par Amazon : le surdimensionnement de son parc de serveurs hors période de fêtes. Pour rentabiliser ces machines, il décida de louer ses serveurs à d'autres entreprises à la demande.

Nous ne trancherons pas ici cette querelle quasi-théologique, mais reconnaîtrons que la première personne à employer l'expression de cloud computing fut le professeur de système d'information, Ramnath Chellappa. En poste à l'université du Texas à Austin, il présenta en 1997 un paradigme informatique, le cloud, où les limites de l'informatique seraient définies par ses ressources économiques plus que par ses limites techniques.

Salesforces fut le premier, en 1999, à transformer ce concept en business avec le logiciel de gestion de la relation client éponyme. Amazon lui emboîte le pas en 2002. Mais c'est sans doute grâce à IBM que tout le monde en parle aujourd'hui. En 2007, Big Blue décida de faire de ce nuage l'une des lignes de force de sa stratégie.

http://www.usinenouvelle.com/article/petite-histoire-du-cloud-computing.N173570?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+a-la-une+%28Usine+nouvelle+-+A+la+une%29#xtor=RSS-215

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Comment le cloud s’installe dans notre quotidien

vendredi 27 avril 2012

Il y a quelques années, le cloud computing était un domaine réservé aux informaticiens, un sujet obscur que l’on évoquait entre initiés. La situation a bien changé puisque l’informatique distante est maintenant présente dans notre quotidien sans que nous nous en rendions compte : vos emails, vos photos, votre musique… toutes ces informations et données sont maintenant stockées sur des serveurs distants. Est-ce une bonne chose ? Bien sûr, car vous êtes maintenant libéré des contraintes de stockage et de pérennisation. Avons-nous atteint l’apogée de ce que le cloud computing peut nous proposer ? Certainement pas ! D’ailleurs le cloud computing est est des trois piliers de transformation que j’ai identifiés pour 2012 (Du SoLoMo au ToDaClo).

Pour lire la suite de l’article du blog FredCavazza.net


http://www.infodsi.com/articles/131944/cloud-installe-quotidien.html

Québec : le conflit étudiant se durcit

La hausse des droits de scolarité au cœur du problème.

Par Victor de Sepausy, le samedi 28 avril 2012 à 00:07:23

Le Québec est depuis déjà plusieurs semaines en proie à un important mouvement étudiant qui proteste contre la hausse prévue des droits de scolarité. Face au gouvernement libéral en place, on parle même de la tenue d'élections législatives anticipées.

D'un côté comme de l'autre, les positions se crispent et le Premier ministre québécois Jean Charest a fait part de son refus de poursuivre les négociations après les violences intervenues la nuit dernière, notamment dans la ville de Montréal.

En effet, il était prévu qu'une trêve s'instaure avant le début des échanges mais, en l'espèce, la CLASSE, l'une des principales organisations étudiantes, a été accusée de ne pas jouer le jeu et d'appeler à manifester via son site Internet.

La hausse prévue des droits d'inscription de 75 % sur cinq ans (soit 3800 dollars canadiens par an en moyenne, un peu moins de 3000 €) a mis près de la moitié des étudiants dans le mouvement depuis le mois de février dernier.

http://www.actualitte.com/actualite/patrimoine-education/education-international/quebec-le-conflit-etudiant-se-durcit-33829.htm?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Actualitt-UnePageDeCaractre+%28Actualitt%C3%A9+-+Une+page+de+caract%C3%A9re%29

Printemps arabe : la grande incompréhension

Il y a plus d'un an, de nombreux médias et observateurs pointaient l'autoritarisme politique des pays comme la Tunisie et l'Egypte comme cause de leurs révoltes populaires. Pour sûr, le manque de choix démocratique, en particulier avec une parodie régulière d'élections, était un élément principal d’explication de ces soulèvements populaires. La plupart des observateurs ont omis l'autre cause du printemps arabe: le manque de liberté économique (même s’ils ont pu mentionner la «corruption»). Car, en réalité, ces pays connaissaient depuis des années non seulement une parodie de démocratie, mais aussi de capitalisme.

Une révolution du laissez-faire

Dans un article de Février 2011, l'économiste péruvien Hernando de Soto a utilisait le terme « apartheid économique » pour décrire la situation en Egypte pendant l'ère Moubarak. Habib Sayah, militant tunisien, qui a depuis lancé l'Institut Kheireddine, expliquait dans un article lumineux comment la révolte tunisienne avait commencé comme une révolution pour de libre-échange, une révolution pour le laissez-faire, une révolution pour la liberté économique : quand Mohammed Bouazizi s’immole, c’est le cri de désespoir d'un petit entrepreneur, empêché par les autorités de son pays de faire des affaires, le petit commerce informel de la vente de fruits et légumes, afin de gagner assez d'argent pour nourrir sa famille. Bouazizi n'était pas un militant politique, il ne se préoccupait pas de politique : il n'avait pas le temps pour cela, trop occupé à essayer de surmonter tous les obstacles, à la fois formels et en termes de corruption, que les pouvoirs publics mettaient sur le chemin de petits entrepreneurs. Le 17 Décembre 2010, au prétexte qu'il n'avait pas payé une amende, les autorités ont pris tous ses fruits et sa balance électronique. À ce moment précis, non seulement a-t-il perdu tout ce qu'il avait pour subvenir aux besoins de sa famille, mais désormais, il ne pouvait plus rembourser ses dettes…

Les décideurs publics pointent souvent du doigt le secteur informel comme un problème. Mais n’est-ce pas plutôt eux le problème ? Car, pourquoi Bouazizi était-il dans le secteur informel ? Pourquoi ne menait-il pas une petite entreprise formelle ? Il était un homme qui travaillait dur : comment expliquer ce paradoxe ? La réponse réside dans le manque de liberté économique en Tunisie. L'équipe de De Soto a calculé que, pour créer une entreprise formelle, il aurait fallu 55 démarches administratives qui prennent jusqu'à 142 jours et coûte l'équivalent de 3233 $ (environ un an des revenus de Bouazizi). Et même si Bouazizi avait eu de telles ressources, il aurait été pratiquement impossible pour lui de les mettre en commun avec de nouveaux partenaires, de profiter d’une responsabilité limitée pour protéger son patrimoine et celui de sa famille, ou même attirer de nouveaux investisseurs en émettant actions. Le rapport de la liberté économique dans le monde en 2009 classait l'Egypte 93ème et la Tunisie 94ème (sur 141 pays).

Pourquoi une explication si évidente du printemps arabe - en termes de manque de liberté économique – a-t-elle été omise ?

« Pro-business » n’est pas « pro-marché » : l’illusion du capitalisme de copinage

La première réponse réside probablement dans le fait qu'il semble que ces pays avaient justement troqué une véritable démocratie contre un modèle de croissance économique favorable aux entreprises et en conformité avec le credo des institutions de Bretton Woods. Une sorte de modèle de développement du type « capitalisme en échange de la démocratie ». Il y avait probablement une attitude « pro-business » au niveau des preneurs de décision, en particulier pour les entreprises proches du pouvoir politique, mais pas une attitude de « pro-marché ». La différence est importante.

La détermination d'une élite à écarter la concurrence afin de monopoliser les rentes du pays nécessitait d'éviter le financement d'une opposition sérieuse : maintenir la pauvreté était presque un impératif. Mais pauvreté signifiait aussi montée des mouvements radicaux, justifiant davantage d’autoritarisme : le cercle vicieux entre oppression économique et politique se fermait.

Cette apparence de « pro-business » de la part de ces régimes (en fait des régimes de « capitalisme de copinage ») et la confusion de celle-ci avec la liberté économique « pro-marché », est probablement une explication de pourquoi les observateurs ne se rendent pas compte que l'absence de liberté économique était en fait le problème.

Indignés ?

La deuxième réponse à pourquoi les commentateurs n'ont pas vu le printemps arabe comme une révolution pour le « laissez-faire » réside sans doute dans les « révoltes » parallèles qui ont eu lieu aux États-Unis et en Europe: Occupy Wall Street ou les Indignés. Il a pu sembler « évident » à beaucoup que les deux « Printemps » avait une cause similaire. Même si la crise de l'Occident était en réalité celle d’unmodèle démocratique dysfonctionnel, l'interprétation dominante (erronée) était celle d’une crise de l’ultralibéralisme, de la déréglementation et, en fin de compte, de la liberté économique : il aurait été alors, sur cette base, difficile que ces observateurs ordinaires détectent la cause réelle du printemps arabe, vu comme « parallèle », dans l'absence de liberté économique.

Si le printemps arabe avait été largement interprété comme une révolution pour le « laissez-faire », cela aurait certainement suscité plus de réflexions sur le rôle central de l'entrepreneur dans le développement économique, et du rôle fondamental de la liberté économique pour laisser s’épanouir cet entrepreneuriat générateur de prospérité. Or, l'avenir du printemps arabe réside précisément dans la capacité des nouveaux gouvernements démocratiquement élus à mettre en œuvre des mesures empêchant le capitalisme de copinage, rétablissant l’état de droit et favorisant la liberté économique, dans le but d'assurer la prospérité générale. Ils serait dommage de rater l’opportunité.

Emmanuel Martin, le 25 avril 2012 - Emmanuel Martin est analyste sur www.UnMondeLibre.org.

http://www.unmondelibre.org/Martin_cause_oubliee_250412

La France de l’Innovation : retrouver le leadership

LE CERCLE. (par Jean-Marc Lazzari) - «Made in France». S’il existe quelques variantes dans la formulation, la plupart de nos leaders politiques se sont emparés de ce thème pour affirmer leur volonté de donner des forces au tissu industriel français et à notre économie. Il s'agit d’un argument central dans le contexte de la crise mais aussi dans celui du rayonnement de la France et de son attrait pour les investisseurs étrangers.

Au-delà de l’intention à laquelle chacun adhère, cette précieuse dynamique incarnée par le « made in France » ne pourra être réellement développée que sur la base d’un positionnement innovant fort, reconnu au niveau international. Il n’est pas inutile de rappeler, par exemple, que la France a été championne en matière d’industrie informatique, et qu’aujourd’hui encore ces entreprises d’ingénierie et d’informatique à la française dominent le marché européen face aux géants mondiaux. Il s’agit d’un patrimoine dont nous pouvons être fiers.

Malgré cela, la France ne parvient pas à se hisser aujourd’hui aux tous premiers rangs des nations innovantes. La France continue d’observer, avec une certaine envie, les extraordinaires foyers d’innovation que sont la Silicon Valley ou Israël, et que sont en train devenir les fameux BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Alors comment reproduire ce phénomène ici et faire de la France un centre international d’innovation et de croissance comparable ?

Il y a bien des raisons d’être optimiste et d’espérer en France, malgré les difficultés économiques actuelles. La France a elle aussi ses « champions » du numérique – Vente-privée.com, Meetic, PriceMinister ou Iliad, pour ne citer que les plus connus – et les français restent caractérisés par une forte fibre entrepreneuriale et créative. Mais un certain nombre de conditions font défaut pour permettre à cette énergie entrepreneuriale et cette volonté d’innovation de prendre corps. Des changements de fond doivent être opérés si nous voulons développer une culture de l’innovation et être davantage compétitifs par rapport aux pays que nous aurions tort de continuer à appeler « pays émergents ».

Sept pistes essentielles peuvent être explorées et mises en œuvre pour favoriser ce processus de changement.

1. Éducation. Le nombre d’étudiants attirés par les TIC est en forte baisse, malgré le dynamisme de l’économie des technologies et du numérique et la reconnaissance de l’informatique comme plateforme fondamentale pour la compétitivité. La modernisation de l’enseignement supérieur devrait donner naissance à des partenariats solides avec les entreprises qui participeraient ainsi à son rayonnement et son attractivité.

2. Compétences. Nous avons besoin d’une politique offensive de transmission des savoirs, et de dispositifs de formation continue et de droit individuel à la formation allant vers une utilisation plus efficace des cotisations versées par les entreprises. Ces moyens financiers très importants – 25 à 30 milliards d’euros versés annuellement – pourraient s’articuler plus efficacement avec les politiques de formation et d’apprentissage, afin de faire mieux correspondre les opportunités de formation avec les transformations structurelles de l’économie. La réforme de la formation professionnelle votée en 2009 va dans le sens d’une remise à plat et d’une rationalisation du mille-feuille des organismes de collecte, de redistribution et d’accès à la formation. Cet objectif doit être poursuivi. Les fonds collectés pourraient également être utilisés pour accorder davantage de place à la formation professionnelle à l’école. Dans les entreprises, des stratégies innovantes pourraient être soutenues pour encourager les collaborateurs plus expérimentés à rafraîchir leurs compétences et profiter de ces profils seniors pour former les plus jeunes. Et, entre l’école et les entreprises, des liens plus forts peuvent être tissés, à commencer par la formation en alternance. Les technologies de l’information et les outils « sociaux » facilitent tout cela aujourd’hui. La technologie peut apporter plus de souplesse en termes de choix et d’accès à la formation, plus de personnalisation dans les formations dispensées et plus d’efficacité en matière de valorisation des acquis et des compétences.

3. Ouverture de nos frontières. La procédure de demande de visa et de titre de séjour devrait être assouplie pour les personnes qui contribuent à l’économie de l’innovation. Nombre d’entreprises du secteur des technologies investissent à l’étranger en développant des plateformes de services, par exemple au Maroc, en Inde, aux Philippines, etc. Cette approche, qui répond à la concurrence internationale, est aussi une opportunité d’affirmer le positionnement de « champions » français et de développer le chiffre d’affaires de nombreuses entreprises françaises à l’étranger.

4. Régions. En repensant la distribution, l’articulation et le financement des plateformes régionales de créativité, le gouvernement pourrait contribuer à faire baisser les chiffres du chômage et inverser la fuite des cerveaux vers la région parisienne, voire à l’étranger. La consolidation des partenariats Grandes Ecoles-Universités-Entreprises au niveau régional donnerait une légitimité supplémentaire à ces plateformes. Une politique ciblée favoriserait également le développement du télétravail pour ancrer les populations de manière plus durable dans les territoires et contribuer aux objectifs environnementaux de baisse de CO2.

5. Infrastructure. La France a besoin de se présenter comme un pays favorable à l’innovation en offrant des services de base sur tout son territoire, comme la connexion Wi-Fi gratuite, la connectivité très haut-débit et l’accès à des points de recharge électrique dans les espaces publics. Des opérations de partenariat avec des prestataires technologiques permettraient de rendre ces initiatives abordables.

6. Mettre un visage sur la France de l’Innovation. Pourquoi ne pas considérer la création d’un secrétariat d’Etat, voire d’un ministère consacré à l’innovation ? Il pourrait « doper » les actuels secrétariats d’Etat chargés de l’Industrie et du Travail.

7. Aide au financement. Les avantages fiscaux et aides publiques devraient favoriser davantage le développement des start-ups. C’est un point fondamental qui influence très sensiblement la naissance des sociétés les plus innovantes.

L’innovation est vitale pour le dynamisme de toute économie. Elle est l’une des clés du « made in France » que chacun appelle de ses vœux. Mais l’innovation ne se décrète pas. Elle se pense et s’organise via l’encouragement et la levée des freins financiers, administratifs, mais aussi culturels. Pour les deux premiers, la responsabilité en revient pour majeure partie aux Etats. Pour le dernier, c’est davantage au niveau des individus et des entreprises que l’évolution doit se faire.

28/04/2012 | Jean-Marc Lazzari  

http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/recherche-innovation/innovation/221146256/france-innovation-retrouver-leadership

Jouer sur les mots

Il serait peut-être temps que les grands médias acceptent ce que les juges ont déjà confirmé et utilisent la terminologie appropriée. Les associations étudiantes ne sont pas des syndicats. Elles sont régies comme des corporations.

Les étudiants ne sont pas des travailleurs syndiqués, ils sont des clients des institutions d’enseignement. Ils paient pour le privilège d’un enseignement supérieur et un diplôme qui sera le gage d’une rémunération supérieure dans un pas si lointain futur.

De refuser un service pour lequel on paye, n’est pas une grève. Une grève est un moyen de pression utilisé par un groupe de travailleurs sur leur employeur. Les règles qui régissent une grève, que les étudiants tentent d’utiliser pour forcer un boycott non volontaire par l’ensemble des étudiants selon une règle de majorité, ne s’appliquent pas à eux. Le code du travail ne peut que s’appliquer à des travailleurs, des syndicats et des employeurs, pas à des étudiants, leurs associations et les institutions d’enseignement.

Donc, j’ai de la difficulté à comprendre pourquoi les médias ont un si gros problème à appeler un chat, un chat et un boycott, un boycott, si ce n’est justement à cause du biais manifestement pro-syndical d’une majorité de journalistes.

Ecrit par : Philippe David le 28 avril 2012.

http://www.contrepoids.com/2012/04/28/jouer-sur-les-mots/

samedi 28 avril 2012

Une licence scientifique, et après ?


SVT, maths, physique, chimie, ou même mécanique… les licences scientifiques sont variées et rassemblent environ 19 % de tous les inscrits en licence. Que font les étudiants une fois leur bac+3 en poche ? A quelles voies d'études peuvent-ils accéder avec leurs compétences ? Deux options s'offrent notamment à eux : la poursuite d'études en master – choix de la majorité d'entre eux – et l'admission parallèle en école d'ingénieurs. Revue de détail.

Les compétences que vous développerez en licence scientifique

Quelle que soit la spécialité, les étudiants de licence scientifique acquièrent progressivement certaines compétences communes, à commencer par la "capacité à intégrer des connaissances de sous-disciplines qui se placent dans des logiques différentes", constate Isabelle Demachy, vice-doyenne de la division de formation à la faculté des sciences de l’université Paris-Sud. Par exemple, explique-t-elle, "pour bien comprendre les mécanismes des réactions chimiques, il faut coupler des notions de cinétique et de thermodynamique".

Devoir tisser des liens d’une discipline à l’autre : c’est aussi ce à quoi a été confronté Romain, aujourd’hui en M1 (master 1) de géosciences après une licence de SVT (sciences de la vie et de la Terre). "En terminale, on a un aperçu vraiment succinct des SVT, à travers une approche très large, alors qu’en licence on découvre beaucoup de nouvelles matières : la géomorphologie, la minéralogie, la géotechnique… À l’université, les disciplines sont très cloisonnées : on acquiert un savoir très pointu dans chaque domaine et il faut apprendre à faire des recoupements."

Autre compétence dont peuvent se prévaloir les diplômés de licence scientifique : savoir mener une démarche scientifique, ce qui implique aussi de faire preuve de rigueur. "Cela consiste à connaître des concepts à partir de cas modèles et de savoir les utiliser pour comprendre un phénomène inconnu, précise Isabelle Demachy. Les étudiants sont capables d'assimiler ainsi des connaissances, notamment grâce au fait que l’enseignement à l’université est adossé à la recherche".

Comme en témoigne Romain : "Les chercheurs qui nous font cours nous présentent leurs sujets de recherche et nous expliquent comment ils procèdent. Par exemple, pour déterminer l’origine d’un séisme, il faut d’abord mener une campagne de terrain qui conduit à réaliser une analyse géophysique du sous-sol, puis modéliser les résultats, de façon soit analogique, soit numérique. On part d’un phénomène naturel et on effectue des études, à la fois dans un bureau et sur le terrain pour en comprendre les causes."

Pour, ensuite, vous spécialiser ou opter pour une approche pluridisciplinaire

Fort de ces compétences, les étudiants peuvent poursuivre soit à l’université, pour se spécialiser dans un domaine pointu, soit postuler en école d’ingénieurs, pour une formation plus généraliste. Pour Isabelle Demachy, "la question à se poser pour choisir se situe vraiment au niveau de la notion d’expertise : avez-vous envie d’approfondir un domaine, d’aller le plus loin possible dans la compréhension d’une thématique, ou bien souhaitez-vous aborder les sciences avec une approche pluridisciplinaire, qui intègre aussi largement des aspects connexes comme la conduite de projet et le management ?". ...

Sophie Blitman

Avril 2012

http://www.letudiant.fr/etudes/fac/une-licence-scientifique-et-apres-14314.html

L'enseignement supérieur doit former à l'entrepreneuriat

Plus d'un chef d'entreprise sur trois (36%) estime indispensable que l'Enseignement supérieur forme à l'entrepreneuriat selon un sondage réalisé début avril auprès de 1100 membres de la communauté Oseo excellence forte de 2000 entrepreneurs à la tête de PME de croissance.

Les entrepreneurs étaient invités à répondre à la question suivante posée par Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des Economistes et membre du conseil d'analyse économique (CAE):
Afin de répondre à l'enjeu national que représente la technologie, quelle mesure de formation jugez-vous la plus importante?
- Former à l'entrepreneuriat dans toutes les formations de l'Enseignement supérieur.
- Diversifier et élargir les formations de techniciens et ingénieurs.
- Renforcer les filières d'excellence françaises sur les secteurs d'avenir ( biotechs, TIC...)
- Faire découvrir aux élèves du secondaire les grands centres de recherche.

25% des chefs d'entreprises plébiscitent également l'élargissement des formations de techniciens et d'ingénieurs aux parcours en alternance ( apprentissage, tutorat...) et la généralisation des stages en entreprise.

20% des dirigeants souhaitent renforcer les filières d'excellence française sur les secteurs d'avenir. Ils proposent la création de passerelles entre les écoles d'ingénieurs et les entreprises qui recrutent dans les secteurs de pointe.

Par Yann Le Galès le 27 avril 2012 16h02 

http://blog.lefigaro.fr/legales/2012/04/lenseignement-superieur-doit-former-a-lentrepreneuriat.html

Tunisie: un baisemain pour le président

AFP Publié le 26/04/2012 à 20:02

Le président tunisien Moncef Marzouki, a fait face à un événement inédit dans la Tunisie post-révolution, un baisemain lors d'une visite au marché de gros près de Tunis, une séquence supprimée de la page facebook de la présidence. La séquence dans laquelle deux marchands se penchaient pour baiser la main du président au moment où il passait près d'eux, a rapidement circulé sur internet avant d'être supprimée de la page Facebook de la présidence.

Visiblement gêné, M. Marzouki a essayé de retirer sa main pour serrer celles des marchands qui se bousculaient autour de lui criant "vive la révolution" au marché de Bir El Kasaa (25 km au sud de Tunis). "Nous avons décidé de retirer ces images pour lever toute équivoque, alors que nous essayons d'instaurer une nouvelle relation entre le pouvoir et les citoyens. Une relation basée sur la dignité, un des acquis de la révolution", lisait-on sur la page de la présidence.

Les accueils dit "populaires" qui mobilisaient des milliers de personnes étaient légion sous le règne du président déchu Zine El Abidine Ben Ali et suscitaient en privé les grincements de dents des téléspectateurs. "Le mal est en nous!", réagissait un des nombreux commentateurs sur le réseau social. "Rien n'y fait (...) les habitudes ont la peau dure (...) les Tunisiens ont été élevés dans l'hypocrisie et la flagornerie", ironisait un autre.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/04/26/97001-20120426FILWWW00770-tunisie-un-baisemain-pour-le-president.php

En Tunisie, les réformistes résistent au nouvel ordre moral

Les défenseurs des libertés individuelles tiennent bon face aux démonstrations de force des salafistes et au raidissement du gouvernement dominé par les islamo-conservateurs. Des militants des années de lutte aux jeunes de la société civile, la résistance s'organise.

Des dizaines d'avocats, dont plusieurs ténors du barreau tunisien, des défenseurs des droits de l'homme, dont certains venus tout exprès de Paris, et la haute silhouette de Nejib Chebbi, l'un des poids lourds de l'opposition tunisienne: il y a foule, ce 19 avril, dans la grande salle d'audience du palais de justice de Tunis.

A la barre des accusés, un petit homme aux cheveux gris: Nabil Karoui, patron d'une agence de publicité et de la chaîne de télévision privée Nessma TV. Il comparaît pour avoir diffusé, le 7 octobre dernier, en pleine campagne électorale, le film d'animation franco-iranien Persepolis. Allah y apparaît en rêve à la jeune héroïne, sous les traits d'un vieillard barbu. Une séquence jugée "blasphématoire" par les islamistes, pour lesquels toute représentation de Dieu est interdite.

Deux jours après la diffusion du film, quelque 300 salafistes attaquaient le siège de la chaîne, puis tentaient de mettre le feu au domicile de son PDG. Nabil Karoui a eu beau présenter ses excuses au public, il n'en a pas moins été mis en examen pour "atteinte au culte", "atteinte aux bonnes moeurs" et "troubles à l'ordre public".

Pour la première fois depuis la révolution, le problème de la liberté d'expression et de création était posé. Depuis, l'affaire cristallise les tensions entre modernistes et islamistes, dans une société de plus en plus clivée. Lors de l'audience du 23 janvier, deux intellectuels, l'universitaire Hamadi Redissi, auteur de plusieurs ouvrages sur le péril wahhabite (1), et le journaliste Zied Krichen, rédacteur en chef du journal Al Maghreb, avaient été violemment pris à partie par un groupe de salafistes devant le palais de justice. Ce 19 avril encore, des petits groupes de manifestants des deux camps, maintenus à distance par un cordon de policiers, sont présents aux abords du Palais.

Le verdict sera prononcé le 3 mai. Une date qui est aussi - mais le juge l'ignorait sans doute - celle de la Journée mondiale de la liberté de la presse...

500 euros d'amende pour avoir publié une photo de nu

S'il est le premier à faire les frais du nouvel ordre moral que cherchent à imposer les tenants de l'islamo-conservatisme, le patron de Nessma TV n'est déjà plus le seul. Le 8 mars dernier, le directeur du quotidien Attounissia, Nasreddine ben Saïda, a été condamné à 500 euros d'amende pour avoir publié une photo de nu. Plus récemment, le 28 mars, deux jeunes chômeurs ont écopé de sept ans et demi de prison pour avoir posté sur leurs pages Facebook des caricatures de Mahomet. L'un d'entre eux est en détention, l'autre a réussi à prendre la fuite. Il est aujourd'hui en Grèce, sans papiers et sans argent. La Fédération internationale des droits de l'homme a été saisie de son cas, et il pourrait bien devenir le premier réfugié politique de la Tunisie post-révolutionnaire.

"La société tunisienne, analyse le chercheur Fayçal Cherif, est tiraillée entre deux blocs opposés mais également légitimes, car ils ont l'un et l'autre combattu le régime de Ben Ali." Les islamistes, enhardis par la victoire, en octobre, lors des premières élections libres du pays, du parti islamo-conservateur Ennahdha, veulent prendre leur revanche sur les "mécréants" qui ont, selon eux, gouverné depuis l'indépendance. En face, les modernistes, attachés aux libertés individuelles, ne cachent pas leur inquiétude, à l'instar de la sociologue Khadija Cherif, militante des droits de l'homme et ancienne présidente de l'Association tunisienne des femmes démocrates.

"Les islamistes, dit-elle, font partie du paysage politique. Nous savions qu'ils feraient un bon score et qu'ils pèseraient de tout leur poids. Mais nous pensions qu'il existait, malgré tout, une exception tunisienne. Nous voulions croire qu'en Tunisie les islamistes, du fait notamment de leur proximité, dans l'exil, avec les démocrates, avaient intégré les règles de la démocratie, qu'ils étaient prêts à jouer le jeu. Leur discours pendant la campagne électorale allait d'ailleurs dans ce sens. Un double langage? Aujourd'hui, il est clair, même si quelques personnalités font exception, que nous avons affaire à un parti arrogant et hégémonique, qui n'admet pas de contre-pouvoirs. Nous avons aussi découvert une société que nous ne connaissions pas, parce que nous n'y avions pas accès, marquée par l'ampleur de la pauvreté, l'échec de l'école à véhiculer les valeurs de progrès, l'exclusion sociale. Autant de facteurs qui poussent au repli identitaire."

Le dessinateur Z ridiculise la "bigoterie ambiante"

Ni les militants de la démocratie qui se sont battus pendant des années contre la dictature de Ben Ali, ni les plus jeunes, qui ont investi les réseaux sociaux, n'entendent se laisser faire. Après plusieurs manifestations réprimées par les forces de l'ordre, des associations viennent de mettre sur pied un collectif pour la défense des libertés. A la faculté de lettres de l'université de la Manouba, près de Tunis, siège de manifestations salafistes pendant des semaines, c'est l'Uget, un syndicat étudiant proche de la gauche, qui a raflé tous les sièges lors des dernières élections universitaires.

"La société civile résiste, elle réagit et ne lâche pas prise", se réjouit la comédienne Raja ben Ammar, qui dirige, à Carthage, une compagnie de danse et de théâtre. Une mobilisation qui explique sans doute qu'Ennahdha ait renoncé à la fin du mois de mars à imposer la charia - la loi islamique - comme source du droit dans la Constitution.

"Ennahdha a introduit la religion dans le débat public afin d'excommunier ses rivaux politiques", accuse le dessinateur Z. Connu pour ses caricatures de Ben Ali, largement diffusées pendant la révolution sur le Web, il s'attache aujourd'hui à ridiculiser la "bigoterie ambiante".

Il n'est pas le seul. Depuis le 14 avril et jusqu'au 5 mai, une vingtaine de dessinateurs de presse et de caricaturistes exposent leurs oeuvres dans une petite galerie, au-dessus de la libraire MilleFeuilles, à La Marsa, une banlieue chic de Tunis. Parmi eux, Nadia Khiari, qui vient de recevoir en France le prix Daumier pour son Willis from Tunis, ou encore Yassine Ellil, auteur de Good Bye Ben Ali, première BD "post-révolutionnaire".
Les caricaturistes tunisiens illustrent, aujourd'hui,
la fragilité de la liberté d'expression. 

AFP PHOTO / FETHI BELAID
Tous ces jeunes artistes illustrent la fragilité de la liberté d'expression. Ce qui ne les empêche pas de se moquer de la troïka au pouvoir - le Premier ministre Hamadi Jebali, le président la République Moncef Marzouki et le président de l'Assemblée constituante Mustapha ben Jaafar - et des salafistes en embuscade. D'autres préfèrent s'exprimer sur les murs de la capitale. Un certain ZED, alias Zied ben Cheikh, se déchaîne dans ses graffitis contre l'"école de la burqa"; des groupes de street art émergent...

Les comédiens ne sont pas en reste. Le 25 mars dernier, l'association des diplômés des instituts d'art dramatique avait décidé de célébrer la Journée mondiale du théâtre en organisant, sur l'avenue Bourguiba, l'artère principale de Tunis, des spectacles de rue. Les comédiens se sont heurtés à des salafistes, auxquels le ministère de l'Intérieur avait donné l'autorisation de manifester au même endroit et à la même heure.

"Le seul fait d'être là pour faire du théâtre était déjà à leurs yeux une provocation!", déplore Moez M'rabet, le président de l'association organisatrice. Il n'entend pas baisser les bras. Les acteurs descendront de nouveau dans la rue le 27 mai prochain, à l'occasion cette fois de la Journée nationale du théâtre. "Avec Ben Ali, affirme, pour sa part, Ezzedine Gannoun, qui fait vivre un théâtre expérimental situé à deux pas de la médina de Tunis, on connaissait l'ennemi. Maintenant, c'est plus sournois. On est à la merci d'une réaction de la rue, d'une manifestation, au nom de la religion ou des "valeurs du sacré"."

Pas de démocratie sans Ennahda, mais...

La vigilance d'une société civile décidée à ne rien lâcher sur le terrain des libertés incite la plupart des analystes à parier, malgré tout, sur la poursuite du processus démocratique en Tunisie. Reste à savoir si Ennahdha acceptera que soient créées les conditions d'une alternance lors du prochain scrutin, prévu en principe au printemps 2013, en prenant le risque d'une défaite après avoir gouverné pendant plusieurs mois dans des conditions difficiles.

C'est la principale inquiétude des formations politiques modernistes, qui pointent les nominations d'islamo-conservateurs à la tête de plusieurs gouvernorats ou dans la haute administration, leur propension à crier au "complot" dès qu'ils sont critiqués par l'opposition ou les médias, et la non-reconduction, à ce jour, de l'instance indépendante qui avait organisé, à la satisfaction générale, le scrutin d'octobre dernier.

Le succès d'Ennahdha avait, à l'époque, révélé l'émergence d'une Tunisie conservatrice et pieuse, plus arabisée que celle qui a jusqu'ici dominé la scène politique, qui entend aujourd'hui peser sur les orientations du pays. Les démocrates tunisiens savent qu'il n'y aura pas de démocratie sans ce parti. Mais ils doutent aujourd'hui de sa capacité à acquérir une culture démocratique.

(1) L'Exception islamique, en 2004, et Le Pacte de Nadjd. Ou comment l'islam sectaire est devenu l'islam, en 2007 (édition du Seuil).

Par Dominique Lagarde, avec Camille Le Tallec, publié le 27/04/2012 à 07:30

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/en-tunisie-les-reformistes-resistent-au-nouvel-ordre-moral_1108657.html